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dimanche 27 mai 2007

I'd growned accustomed...

...to their faces Lire la suite :: Read further

vendredi 13 avril 2007

1971 : 0 - La faux sur l'épaule

L'année 1971 fut pour moi très courte. Un mois, même pas. Et ma naissance fut, comme beaucoup de naissances, liée de près à la mort. Mon grand-père, dont j'étais la première petite-fille (et accessoirement, le premier enfant de son seul fils), mourut trois jours après ma venue au monde.

De lui je ne connais pas grand-chose, sinon le nom que lui avaient donnés mes deux cousins plus âgés, "Daddy" et qu'il était un "grand homme", un mec bien. Il était "du siècle", né en 1900, avait vécu sa vie à la force du poignet, avait monté sa société, vendait des voitures, des Citroën. J'ai cru comprendre qu'il était même ami avec André Citroën, ou au moins qu'il le connaissait. Il pilotait des avions, avait monté sa propre compagnie aérienne, qui reliait la France à Madagascar.

Sa vie cependant reste assez floue, on ne m'en a pas dit grand chose. Je sais pourtant qu'il se préparait pour assister au mariage de sa nièce quand il est mort. C'était le 7 décembre 1971. Il n'est jamais monté dans la voiture et n'a jamais assisté au mariage de sa nièce. Du coup, les lettres de félicitations que j'ai retrouvées dans les placards de mes parents sont surtout des lettres de condoléances.

Toutes nos condoléances pour la mort de votre père/beau-père/mari/oncle. Ah, et félicitations pour la petite Delphine, qui arrive à un bien triste moment.

Ces lettres sont étranges à lire, j'ai du mal à imaginer l'état d'esprit de mes parents et surtout de papa, qui a dû se retrouver cisaillé entre la joie d'accueillir un premier enfant et la douleur de perdre un père. Maman me raconte que je n'étais pas très pressée d'arriver et que mon grand-père venait tous les jours la voir pour lui demander "alors, il arrive, ce bébé ?" Il m'attendait "comme le Messie", peut-être pressé par on ne sait quelle prémonition inconsciente qui lui faisait sentir qu'il fallait que j'arrive avant qu'il ne parte.

Je ne sais pas si cela date de ce moment, mais je considère depuis toujours la mort comme une partie de la vie, l'une de ses composante logique. Comme une pièce sans laquelle le puzzle perd toute son âme. Si, comme le décrit Pratchett, la vie est un grand bonhomme avec une faux sur l'épaule, il devait être au chevet de mon lit de naissance et m'est grâce à cela un peu familier. Il ne m'a jamais vraiment fait peur.

Note : Ce billet a été simultanément publié sur Petits cailloux et ricochets

jeudi 21 décembre 2006

Mes multitudes à moi sont une

Il fait froid dans cette maison belle et emplies de fantômes bienveillants, qui porteront sur mon sommeil un regard doux dès que les mots se seront égrenés et que j'aurai trouvé sous la couette la chaleur que l'immensité ne veut pas conférer aux murs. Lire la suite :: Read further

lundi 13 novembre 2006

Quarante-six (46)

Il était une fois, dans la blogosphère frankophone, une fée délurée, dont les kozeries kosantes, kalines et kotidiennes enchantaient les visiteurs de tout poil (et même ceux sans poil, d'ailleurs). Lire la suite :: Read further

dimanche 12 novembre 2006

Morceau de culture

Il y a très peu de choses que je regrette d'avoir faites ou de ne pas avoir faites. L'une d'elles est de n'avoir pas pris le temps, lorsque j'avais quinze ans, d'écouter ma grand-mère. Ou plutôt, de profiter d'elle. Lire la suite :: Read further

mercredi 8 novembre 2006

Au bout du tunnel...qu'y a t'il vraiment ?

Où l'on confirme que pour qu'il y ait des sadiques, faut bien des masochistes

Depuis la revue de lecture de Juju il y a quelque mois, je m'étais promis d'acheter The Devil Wears Prada en VO et de le lire avant d'aller voir le film. C'est chose faite. Lire la suite :: Read further

mercredi 19 juillet 2006

Akute Belastung mit drohender somatischer Entgleisung aufgrund kulturelle Unterschiede

Ca fait peur, einh ? Je vous enjoins à entrer la phrase dans un traducteur en ligne pour en saisir le sens caché et profond. En fait, c'est la phrase passe-partout utilisée par ma psy pour expliquer à ma Krankenkasse (la sécu locale) pourquoi ils doivent casquer. Ce dont je souffre, quoi. Lire la suite :: Read further

dimanche 18 juin 2006

A la une de vos blogs d'été

J'ai comme un pincement au bord de l'oeil gauche. J'ai beau frotter, il semble que soit coincée sous ma paupière une larme infinie, vieille d'une trentaine d'années, près de trente-quatre, pour être précise. Lire la suite :: Read further