Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 9 janvier 2008

La grange et autres histoires

Oh comme l'année commence bien !

Karl a rouvert les portes de la Grange, un an après les avoir fermées. Ce carnet web est une source de paix et de sérénité, une oasis de fraîcheur dans un monde de brutes. J'aime la Grange.

Et dans le même état d'esprit, celui des mots, je viens de finir L'élégance du hérisson. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu en français et je me rends compte combien cela me manque. Pour les mots, je vous le conseille.

dimanche 22 juillet 2007

I'm losing faith

It happened to me once. I lost faith. Lire la suite :: Read further

vendredi 20 juillet 2007

Sans issue

Parfois ma vie ressemble un peu à ça. Lire la suite :: Read further

mercredi 27 juin 2007

J'ai dix billets hors ligne

Et un jour, je promets, je les mettrai en ligne. Lire la suite :: Read further

dimanche 3 juin 2007

Parfois j'oublie

Trois jours à Copenhague, loin de la routine et du home sweet home. Ca permet de tester les nerfs et la volonté. Lire la suite :: Read further

lundi 28 mai 2007

Jour un (le jour où tu découvres)

Ce matin, quand même, après potentiellement 10 jours de retard, j'ai refait le test. Confirmation. Lire la suite :: Read further

jeudi 24 mai 2007

Conflict resolution (ce dont je me souviens)

Il y a vingt ans de cela j'ai assisté à une conférence sur la résolution de conflits. Lire la suite :: Read further

vendredi 13 avril 2007

1971 : 0 - La faux sur l'épaule

L'année 1971 fut pour moi très courte. Un mois, même pas. Et ma naissance fut, comme beaucoup de naissances, liée de près à la mort. Mon grand-père, dont j'étais la première petite-fille (et accessoirement, le premier enfant de son seul fils), mourut trois jours après ma venue au monde.

De lui je ne connais pas grand-chose, sinon le nom que lui avaient donnés mes deux cousins plus âgés, "Daddy" et qu'il était un "grand homme", un mec bien. Il était "du siècle", né en 1900, avait vécu sa vie à la force du poignet, avait monté sa société, vendait des voitures, des Citroën. J'ai cru comprendre qu'il était même ami avec André Citroën, ou au moins qu'il le connaissait. Il pilotait des avions, avait monté sa propre compagnie aérienne, qui reliait la France à Madagascar.

Sa vie cependant reste assez floue, on ne m'en a pas dit grand chose. Je sais pourtant qu'il se préparait pour assister au mariage de sa nièce quand il est mort. C'était le 7 décembre 1971. Il n'est jamais monté dans la voiture et n'a jamais assisté au mariage de sa nièce. Du coup, les lettres de félicitations que j'ai retrouvées dans les placards de mes parents sont surtout des lettres de condoléances.

Toutes nos condoléances pour la mort de votre père/beau-père/mari/oncle. Ah, et félicitations pour la petite Delphine, qui arrive à un bien triste moment.

Ces lettres sont étranges à lire, j'ai du mal à imaginer l'état d'esprit de mes parents et surtout de papa, qui a dû se retrouver cisaillé entre la joie d'accueillir un premier enfant et la douleur de perdre un père. Maman me raconte que je n'étais pas très pressée d'arriver et que mon grand-père venait tous les jours la voir pour lui demander "alors, il arrive, ce bébé ?" Il m'attendait "comme le Messie", peut-être pressé par on ne sait quelle prémonition inconsciente qui lui faisait sentir qu'il fallait que j'arrive avant qu'il ne parte.

Je ne sais pas si cela date de ce moment, mais je considère depuis toujours la mort comme une partie de la vie, l'une de ses composante logique. Comme une pièce sans laquelle le puzzle perd toute son âme. Si, comme le décrit Pratchett, la vie est un grand bonhomme avec une faux sur l'épaule, il devait être au chevet de mon lit de naissance et m'est grâce à cela un peu familier. Il ne m'a jamais vraiment fait peur.

Note : Ce billet a été simultanément publié sur Petits cailloux et ricochets