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Cross country, across cultures › La France me manque (ou pas)

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lundi 27 septembre 2010

Deux-cent quarante huit kilomètres à l'heure

Ils sont deux, ou dix, ou peut-être même qu'ils sont cent et je suis seule. Ils ont des mots qui les relient. Ils n'ont pas oublié comment on écrit inattendu et n'ont pas besoin de dictionnaire. Ou s'ils en ont besoin, ce n'est pas qu'ils ont oublié, mais parce qu'ils n'ont jamais su. Il paraîtrait que l'orthographe, c'est comme nager, on sait ou on sait pas. Enfin, c'est ce que j'ai décidé. Pendant longtemps, sur les bancs de l'école, qui d'ailleurs étaient des chaises, je corrigeais les fautes de mes camarades de classe au nez et à la barbe de Madame J. (vraie, la barbe) lors des dictées en cours de français. Et aujourd'hui, je fais des fautes ridicules que je ne vois plus.

Speed © Delphine Ménard, CC-BY-SA

Ici, les phrases sont à l'envers et les mots tellement longs qu'ils font un peu peur. Je me rends compte que je dis les choses au moins deux fois. Une fois dans me tête pour mettre les mots dans le bon ordre. Je joue dans ma tête avec les mots comme ma fille joue avec une pièce de puzzle et essaie de combler les trous. Sauf qu'au contraire d'elle, je n'ai personne à qui demander d'un air innocent si "ça rentre", comme elle le fait tout en sachant pertinemment qu'elle a forcé et que donc, non, ça ne rentre pas.

Ils sont cent, ou dix, ou peut-être deux. Ils ont des vies plus ou moins longues et troublées, des histoires sordides que d'autres ne leur envient pas ou au contraire des histoires magnifiques de couleurs et de vent dans les cheveux et de sourires dont tous sont jaloux. Je suis seule et j'écoute Anne qui chante, "que tu sois l'une ou l'autre, souvent la marche est haute, pour trouver le bonheur". Je ne suis ni l'une, ni l'autre, je suis moi et là tout de suite, alors que le train avance de tunnel en verts paysages à deux-cent quarante-huit kilomètres à l'heure, j'ai envie de pleurer sans raison. Peut-être aussi parce qu'Anne raconte l'histoire de Lazare et Cécile et que de toutes façons, cette chanson m'a toujours bouleversée à en rire et pleurer à la fois.

lundi 29 juin 2009

Ça me saoule

Vraiment. Ça me saoule que la radio de service public que j'écoute tous les matins - avec des critch-critch et des tsk-tsk comme au temps de Radio-Londres parce que les grandes ondes, c'est pas encore ça - fasse une pub indue aux Farceurs Nationaux parce qu'ils sont en passe de gagner une élection municipale dans un bled (que ses habitants me pardonnent) de 26000 habitants. On fait pas tant de foin quand l'UMP, le PS ou tel autre sympathisant du centre ou du milieu est élu dans une ville d'envergure même plus importante.

Sérieusement, si le but est de s'indigner, le silence, ou à la rigueur un entrefilet de 5 lignes, est à mon avis plus bénéfique que cette pub gratuite et sans limite. Oui, les Farceurs Nationaux vont gagner une élection municipale. Et alors ? Je veux dire, dommage pour les héninois qui ne savent pas ce qu'ils font, mais faudrait apprendre à donner aux infos les proportions qu'elles méritent. Et les Farceurs Nationaux ne méritent pas tout ce battage autour de leurs idées.

mardi 25 novembre 2008

Le service public français est en grève

C'est marrant, en disant ça "Le service public français est en grève", j'ai l'impression de me répéter.

Je cherche même pas à comprendre pourquoi exactement, quels sont leurs revendications précises, je dis juste que ça m'énerve. J'imagine qu'ils le sont à cause de la décision du gouvernement de supprimer la pub. Et quel est leur problème exactement ? Les stars de la télé ou de la radio publique ne vont plus avoir de salaires mirobolants ?

Et puis surtout, quels avantages y a t'il à faire la grève ? J'écoute France Inter régulièrement, du loin de mon Allemagne profonde. Et aujourd'hui, j'ai dû zapper sur Europe 1, qui eux, ne sont pas en grève. Résultat, les auditeurs d'Europe 1 s'expriment et disent "Je ne vois même pas pourquoi il y a un service public de l'audiovisuel". J'ai toujours trouvé la grève contre-productive, ça empêche leur propre voix de se faire entendre. Quand les ondes publiques sont pleines de musique, personne n'est là pour relayer leur combat en le regardant de leur bout de la lorgnette. Ridicule.

jeudi 29 novembre 2007

Il aura fallu que Fred Chichin...

...meure, pour que je sorte de ma torpeur bloguesque. Non pas que j'aie grand chose à écrire. Sinon que je suis triste. Les Rita Mitsouko, c'est un bout de ma jeunesse, même un bout de ma vie. Et Marcia Baila, un morceau qui encore aujourd'hui me fait frissonner.
Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
A plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra
[edit: la video des Rita Mitsouko que j'avais postée là a été effacée]

samedi 2 décembre 2006

La ville blanche

Je suis à Bordeaux depuis cinq jours. Bordeaux est une ville blanche, qui prend la couleur du ciel ou des rayons.

Eglise Sainte-Geneviève dans le soleil couchant

mercredi 4 octobre 2006

Service public ?

Où le service public a des limites que lui-même ne connaît pas

Je reviens d'une semaine en France où j'ai fait une cure de France Inter, de français et du reste.

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