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Mot-clé - Anne(s)

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lundi 27 septembre 2010

Deux-cent quarante huit kilomètres à l'heure

Ils sont deux, ou dix, ou peut-être même qu'ils sont cent et je suis seule. Ils ont des mots qui les relient. Ils n'ont pas oublié comment on écrit inattendu et n'ont pas besoin de dictionnaire. Ou s'ils en ont besoin, ce n'est pas qu'ils ont oublié, mais parce qu'ils n'ont jamais su. Il paraîtrait que l'orthographe, c'est comme nager, on sait ou on sait pas. Enfin, c'est ce que j'ai décidé. Pendant longtemps, sur les bancs de l'école, qui d'ailleurs étaient des chaises, je corrigeais les fautes de mes camarades de classe au nez et à la barbe de Madame J. (vraie, la barbe) lors des dictées en cours de français. Et aujourd'hui, je fais des fautes ridicules que je ne vois plus.

Speed © Delphine Ménard, CC-BY-SA

Ici, les phrases sont à l'envers et les mots tellement longs qu'ils font un peu peur. Je me rends compte que je dis les choses au moins deux fois. Une fois dans me tête pour mettre les mots dans le bon ordre. Je joue dans ma tête avec les mots comme ma fille joue avec une pièce de puzzle et essaie de combler les trous. Sauf qu'au contraire d'elle, je n'ai personne à qui demander d'un air innocent si "ça rentre", comme elle le fait tout en sachant pertinemment qu'elle a forcé et que donc, non, ça ne rentre pas.

Ils sont cent, ou dix, ou peut-être deux. Ils ont des vies plus ou moins longues et troublées, des histoires sordides que d'autres ne leur envient pas ou au contraire des histoires magnifiques de couleurs et de vent dans les cheveux et de sourires dont tous sont jaloux. Je suis seule et j'écoute Anne qui chante, "que tu sois l'une ou l'autre, souvent la marche est haute, pour trouver le bonheur". Je ne suis ni l'une, ni l'autre, je suis moi et là tout de suite, alors que le train avance de tunnel en verts paysages à deux-cent quarante-huit kilomètres à l'heure, j'ai envie de pleurer sans raison. Peut-être aussi parce qu'Anne raconte l'histoire de Lazare et Cécile et que de toutes façons, cette chanson m'a toujours bouleversée à en rire et pleurer à la fois.

mercredi 25 mars 2009

J'avais en tête Marie Curie...

Pour répondre au défi de Suw Charman Anderson, écrire un billet sur une femme dans la technologie ou les sciences, j'avais en tête d'écrire sur Marie Curie. Surtout parce qu'il y a très longtemps, j'ai vu au théâtre la pièce "Les palmes de Monsieur Schutz" de Jean-Noël Fenwick, avec Gérard Caillaud, Sonia Volleraux et Stéphane Hillel et que j'en ai gardé pour ce petit bout de femme une admiration à la fois drôle et émue. (D'ailleurs, si d'aventure vous trouvez le DVD de la pièce - pas le film - jetez-vous dessus). Évidemment, Stephanie m'a coiffée au poteau, puisque c'est la femme qu'elle a choisi pour son billet "Ada Lovelace".

Ma faute aussi, puisque je suis en retard d'un jour. Pas grave, j'avais d'autres idées en tête.

Und zwar, comme disent les allemands, pas une, mais plusieurs femmes, qui dans le monde large, ou en marge, de la technologie et des sciences, font partie de celles qui méritent bien un billet. En fait, j'en prendrai trois, dans l'ordre décroissant alphabétique de prénoms (histoire qu'on vienne pas me dire que je fais du favoritisme déplacé).

D'abord, Stephanie Booth. On la connaît pour son blog et ses tweets, mais on la connait souvent bien moins pour son côté codeuse en cachette, ou débrouilleuse de la technologie qui coince. Ce que j'aime dans son approche de la technologie, c'est sa façon de partager des trucs qui pourraient paraître compliqués et de les rendre simple et agréables, voire même rigolos. En la lisant, on a toujours l'impression que la vie est un peu plus simple aujourd'hui qu'hier.

Ensuite, Florence Devouard. Aussi plus connue sous le nom d'Anthere [1], notamment sur Wikipédia. Florence est une vraie scientifique, ingénieur [2]agronome de son état. Elle a fait des trucs aussi dingues que de la recherche sur la microbiologie des sols et a écrit des articles aussi obscurs (pour la béotienne que je suis) que Les théories Gaïa sur Wikipédia. Aujourd'hui, elle met à profit sa rigueur scientifique dans un domaine bien différent que celui de la biologie, les pratiques du travail collaboratif en ligne. Je dis bien différent, mais finalement, cette fameuse sphère "web social" dont nous faisons partie est-elle si différente de la biosphère de notre petite planète ? À voir.

Enfin, Anne Cavalier. Plus connue sous le nom de Kozlika. Elle ouvre son blog en 2004 et documente en pas à pas sa découverte de l'outil de blog Dotclear (qui est derrière ce blog, d'ailleurs), des css et tout le tralala. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus prolifiques créatrices de thèmes pour le dit Dotclear, elle maîtrise le css comme personne et a même fini par dompter les balises et sa circonspection quand il s'agit de coder. Sans compter qu'elle est à l'origine de (presque toute) la documentation de Dotclear (c'est pas pour rien qu'on l'appelle la fée de la documentation) sans laquelle Dotclear ne serait pas ce qu'il est. Sa faculté à transmettre ses découvertes et son savoir est de celle dont on devrait prendre de la graine.

Donc voilà. Les trois femmes à qui j'avais envie de rendre hommage dans le cadre de ce "Ada Lovelace Day". Accessoirement, ce sont aussi toutes les trois des copines. ;-)

Notes

[1] Pour la petite histoire, l'anthère est une partie de la fleur.

[2] Le premier qui me dit que j'aurais dû mettre ingénieure, je l'assomme.

jeudi 23 novembre 2006

Les Fabulettes (Des collections - 2)

<ça commence là

Ma marraine s'appelle Marie-Anne. Probablement le premier signe de ces "Anne" qui n'ont cessé de parsemer ma vie.

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mardi 21 novembre 2006

Des collections

Avez-vous remarqué, lorsque vous commencez une collection, disons, de petites boîtes en bois, que tout le monde se précipite pour vous offrir des boîtes en bois, à toutes les occasions possibles ?

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lundi 13 novembre 2006

Quarante-six (46)

Il était une fois, dans la blogosphère frankophone, une fée délurée, dont les kozeries kosantes, kalines et kotidiennes enchantaient les visiteurs de tout poil (et même ceux sans poil, d'ailleurs).

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vendredi 10 mars 2006

De listes et de blog

Hier soir, on a fait une liste. En fait, on en a fait plusieurs. La liste des choses à faire ensemble, (ranger la cave, organiser notre voyage à Rome, apporter le fauteuil fumoir anglais à réparer), la liste des choses à faire l'un ou l'autre, (les trucs passablement ennuyeux, du genre ma TVA - PrincessH, ça te rappelle rien ? - son rendez-vous avec l'avocat pour son divorce).

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dimanche 19 février 2006

Anne Sylvestre a tout compris

Quand le blues strikes home

Non, Anne Sylvestre ne chante pas de blues. Son truc, c'est la chanson française. Les mots. Des mots qui m'accompagnent depuis près de vingt ans. Je me souviens, quand j'étais petite, j'écoutais déjà les Fabulettes. Patacrac, mon Anorak et Dans ma fusée ont accompagné nos voyages (longs) du temps où l'autoroute n'existait pas et que nous allions à Bordeaux par la nationale.

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