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jeudi 16 juin 2011

Ode à tous les instits de la terre

Je viens de passer deux heures à la maternelle avec ma fille. Une sorte de galop d'essai pour la rentrée qu'elle effectuera en septembre, histoire de voir comment se déroule la classe et pour lui donner une idée de ce qu'est "l'école" dont on lui rebat les oreilles depuis six mois.

Petite section de maternelle. 23 gamins (vingt-trois). Et moi qui trouve que chez la nounou, cinq gamins c'est déjà compliqué. Vingt-trois gamins. Vous l'aurez compris, je n'en reviens pas. Je n'ai que des souvenirs vagues de la maternelle, peut-être même aucun, sinon ceux que l'on m'a racontés (genre le jour où je suis allée à l'école sans culotte, le jour ou J. m'avait piqué ma petite voiture et où la maîtresse lui avait donné raison quand il lui avait dit que c'était la sienne - premiers stigmates de sexisme ;) etc.). Bref. Du coup, se retrouver en observateur (participant, parce que ma fille n'a pas pu s'empêcher de venir se réfugier dans mes jambes à un moment ou à un autre) immergé dans une classe de petite section de maternelle, ça vous en apprend un paquet sur la vie.

École de la rue Buffon - © Robert doisneau, 1956

D'abord, que les enfants sont des êtres à part. De N. super smart qui finit son exercice 10 minutes avant les autres et a un sourire à vous faire tomber raide, à A. un peu moins smart qui a du mal à finir son exercice mais qui a un sourire non moins charmeur, on trouve L., un peu lente, mais surtout qui plane à 12000, M. qui fiche le boxon pendant deux heures, E. et L. qui rêvent d'attention et voulaient à tout prix me montrer leurs cahiers, j'en passe et des meilleures. Les enfants (dans le cas qui nous occupe, tous entre 3 et 4 ans), c'est un peu magique. Mais de là à en avoir vingt-trois...

Le plus dur, j'ai trouvé, c'est le niveau sonore. Soit j'ai des oreilles super sensibles, soit c'est vraiment bruyant, un groupe de vingt-trois enfants. Au bout d'une heure, j'avais les oreilles en compote et ne savais plus où donner de l'ouïe. En suivant, la frustration que doit engendrer la difficulté de se consacrer à tous les enfants. Bon, là, je suis restée deux heures, donc j'imagine que sur le long terme on doit pouvoir répartir un peu l'attention, mais quand même. Pour un même exercice, N. le fait en 5 minutes et A. se bat avec les dominos, les nombres, les gommettes pendant 20 minutes et n'arrive pas à le terminer correctement. On aimerait pouvoir l'aider, mais...

Enfin, ces deux heures m'ont fait prendre conscience d'une chose. Les instits sont eux aussi des êtres à part. Et du coup, je voulais par ce billet remercier tous ceux qui, bons ou mauvais (avoir des mauvais profs fait aussi partie de la vie), ont choisi (ou même n'ont pas choisi) d'éduquer nos enfants. Parce que franchement, vingt-trois gamins, c'est pas une sinécure. Sans compter que j'ai pu avoir une idée de ce que c'est que de se coltiner les quarante et quelques parents de ces enfants-là, qui, tels que je les imagine, remettent en cause chaque décision, chaque exercice, chaque mot... Merci donc, chers instits (et profs, je m'avance, on sait jamais) et je vous promets solennellement d'être une parente modèle et de ne pas vous prendre le chou pour des histoires triviales de lavage de dents, horaires de récré et autres trucs qui tombent sous votre jurisdiction. Je ferai mon boulot de mère à la maison et vous laisserai faire le vôtre, à l'école.

Sources

Photo (super copyrightée, je sais) © Robert Doisneau - École rue Buffon, Paris V, 1956

mercredi 9 septembre 2009

Le cinéma ne nous montre pas ces gens là

Entendu ce matin sur France Inter. Une interview de Ramin Bahrani par Eva Bétan, sur son film Goodbye Solo.

Je viens de passer deux jours à Paris. Je me suis baladé, je me suis assis dans des cafés, j'ai vu autour de moi des gens que je ne vois jamais dans les films français. Or ils représentent la grande majorité de la population, c'est à dire qu'ils ne sont pas riches, pas spécialement beaux, ni très à la mode. Le cinéma ne nous montre pas ces gens là. [...] En fait, ces personnages marginaux ne sont marginaux que dans le cinéma.

Le podcast entier de l'émission (le 7/10) est disponible sur le site de France Inter pendant encore un certain temps. L'interview est aux environs de 2h23min.

vendredi 6 février 2009

Vente privée vend vraiment de tout

Je suis depuis quelques jours chez Vente Privée, parce que je voulais voir comment ça marchait. Et je ne cesse depuis de m'émerveiller devant la palette de produits qu'ils arrivent à vendre par ce biais. Du CD de Patricia Kaas aux pâtes italiennes (si si, c'est le dernier cri), en passant par les fringues et les casseroles, sans oublier les montres et les habits de bébé.

Dingue.

mardi 27 janvier 2009

Soupçon

La semaine dernière, l'ordinateur d'une personne proche de moi a disparu de son appartement. Peu importe les circonstances, en fait. A la sortie, j'en ai conclu que seule une personne pouvait avoir fait cela (j'ai un peu joué les Sherlock Holmes). Et je me suis rendue compte que le soupçon est une chose terrible.

La présomption d'innocence, en l'absence de preuves, devrait prévaloir. Et pourtant... il est tellement facile de penser que quelqu'un est coupable et de casser la confiance qui avait pu s'installer.

Cet épisode m'a donné à réfléchir sur la confiance et sa ténuité (ça doit pas exister, ténuité, je l'invente pour vous). On met des jours, des mois, voire des années à construire une relation, qu'elle soit personnelle, professionnelle, ou même de ces relations qui n'ont pas d'autre valeur intrinsèque que celle d'être une relation. On y met de soi, un peu, beaucoup ou passionnément. Et un jour, le soupçon débarque, en ouragan sauvage ou simple brise et pof ! voilà la confiance envolée.Il me semble qu'une confiance envolée est quasiment impossible à restaurer, tout au moins dans les mêmes paramètres que la confiance acquise.

Je trouve ça étrange, cette unicité de la confiance qui ne se reconstruit jamais de la même façon.

vendredi 16 janvier 2009

Je sens que ça va attirer les spammeurs, ce billet

Puisqu’un (ou une) internaute est arrivé(e) ici en tapant dans son moteur de recherche favori « comment se faire dévierger + image », je vais me permettre de donner quelques conseils à ce sujet, afin que les suivants qui viendraient par le même chemin ne soient pas déçus.

D'abord, soyons franche, je ne connaissais pas le mot dévierger. Je le comprends, einh, faut pas exagérer, mais je connaissais pas. Donc j'ai cherché un peu sur Googueule, juste comme ça. Il semble que ce soit un mot français du Québec. Pour le verbe dépuceler (ça, c'est au cas où il y en aurait qui ne comprendraient pas), qui est le mot français de France.

Nondidjou que c'est difficile d'écrire un billet sur un sujet pareil, j'ai commencé c't'aprem et j'ai pas avancé d'un pouce, du coup j'empiète sur le prochain sablier. La difficulté du truc, en fait, c'est l'image. Ouais, des images, j'en ai plein la tête (et non, je ne vous dirai pas lesquelles) mais aucune qui se rapporte au verbe dévierger. Parce que c'est un truc que chacunE vit à sa manière. Les premières fois. Ce sont toujours des premières fois. Que ce soit en amour, en cuisine, en saut en parachute, en sexe, en ou en patin à roulettes[1]. Parfois on se casse la gueule, mais ça doit pas empêcher de recommencer. Parfois c'est top géant magique divin sublime et on n'a qu'une envie, c'est de recommencer. Parfois ça a mauvais goût et on fait bien de ne pas en reprendre. Bref, y'a pas de recette, ni magique ni bien dosée. Et surtout, j'ai pas d'image.

Ah, un truc. Comme d'autres l'ont dit sur le sujet, on "se fait" pas dévierger. On prend la décision un jour de tenter quelque chose pour la première fois. Et puis, si possible, on essaie de réunir les conditions et les ingrédients pour que ce soit plutôt le plan "j'en reprendrai bien un peu quand même".


Ce texte est ma participation (tardive) aux Sabliers Givrés, grain 4 sur une amorce choisie par Kozlika sur le blog Finis Africae.

Notes

[1] La recherche sur Gougueule pour première fois est un peu décevante. Je m'attendais à une ribambelles de première fois dans tous les domaines, un peu à la Philippe Delerm et sa PRemière gorgée de bière. C'est pas vraiment ça.

dimanche 3 juin 2007

Give me a sec', I need to reboot

So I am back from Copenhagen, where I was at the 9th edition of Reboot.

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lundi 28 mai 2007

Jour un (le jour où tu découvres)

Ce matin, quand même, après potentiellement 10 jours de retard, j'ai refait le test. Confirmation.

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jeudi 21 décembre 2006

Mes multitudes à moi sont une

Il fait froid dans cette maison belle et emplies de fantômes bienveillants, qui porteront sur mon sommeil un regard doux dès que les mots se seront égrenés et que j'aurai trouvé sous la couette la chaleur que l'immensité ne veut pas conférer aux murs.

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jeudi 14 septembre 2006

Photo-écriture

En mal d'inspiration ? Tentez le "écrire avec Flick'r" (via S23). Ca donne ça :

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lundi 15 mai 2006

Avec vue sur le Danube

Me voilà à l'aéroport de Belgrade, prête à repartir après deux jours intenses. Mis à part ce que j'en avais lu/vu dans les media, voilà un pays et une ville qui m'étaient totalement inconnus.

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vendredi 12 mai 2006

Italie au coeur

J'ai toujours aimé l'Italie. je crois y avoir mis les pieds pour la première fois il y a plus de vingt ans, des vacances dans un Club Med quelque part près de la mer.

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samedi 29 avril 2006

In-flight

Où le dessus des nuages invite au voyage

J'ai toujours adoré les magazines des compagnies aériennes. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce qu'ils sont gratuits ? Peut-être aussi parce que le choix est limité lorsqu'on est assis dans un avion.

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vendredi 24 février 2006

Voyageur sans bagage

Où mon voyage trouve une clairière

Depuis quelques jours, je m'amuse à suivre des chemins de blogs. De blog en blog, je voyage sur des terres connues ou inconnues, je découvre des mots et des images que j'aime, d'autres que je n'aime pas. Il y a de tout sur la toile. Poncif s'il en est. Aujourd'hui, en partant de la Principauté, j'ai fait étape dans une confiserie et j'ai atterri devant une drôle de porte.

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dimanche 13 février 2005

Nostalgie

Où l'on apprend que la berkitude existe encore

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