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Mot-clé - plume bleu-noir

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samedi 15 juin 2013

Obsolètes - Aujourd’hui battologue

Aujourd’hui battologue (Écrivain qui se répète)

Depuis que j'ai commencé mon défi d'écrire une lettre tous les deux jours en moyenne, je m'étonne du fait de n'être pas tombé dans le travers du battologue. Mes lettres peuvent parfois raconter la même chose, mais aucune ne se ressemble dans la narration d'un même fait. Et même, j'irai jusqu'à dire que je me suis à peine répétée. Exercice concluant et hautement satisfaisant.

mardi 11 juin 2013

30in60 - Douzième lettre - Anna

Le vrai nom d'Anna est Anne, mais vu que j'ai une autre Anne dans mes destinataires et que toutes les deux habitent à Lyon et que le vrai surnom de cette Anne là est Anna, du coup, Anna. Bref, pas important.

Voilà une lettre qui m'a surprise dès les premières lignes en fait. J'étais partie pour parler de trucs très cools, comme le bilinguisme ou vivre à l'étranger ou Mère Thérésa (certaines des choses qu'Anna et moi aimons à discuter) et puis non, je suis partie sur un tout autre sujet. Un autre sujet qui m'est tout aussi important (surtout en ce moment) mais duquel en fait je n'avais jamais vraiment parlé avec elle. Je ne livrerai pas ici ce sujet, ce sera notre secret.

Ce que j'ai appris en revanche en écrivant cette lettre, c'est que parfois quand on prend la plume, même si on sait exactement ce que l'on veut écrire, la lettre a une vie propre. La plume se balade au gré des mots et change de voie ou de sens sans crier gare. Il suffit d'une interruption, d'un changement de cadre, d'un oiseau qui passe pour que le cerveau guide le stylo sur de toutes autres chemins. C'est assez déroutant, mais parfois (souvent) beau.

30in60-12.jpg

  • Destination : Lyon
  • Temps estimé : 2-3 jours
  • Pages : 5
  • Lettre écrite le : 07/06/2013
  • Lettre mise à la Poste le : 08/06/2013
  • Arrivée le : ?

''Qu'est-ce donc que ce truc-là ?- Je tente d'écrire 30 lettres en 60 jours (et quelques) à trente personnes. Tout est expliqué là.

jeudi 30 mai 2013

30in60 - Septième lettre - Gaëlle

Étant donné que le temps continue à jouer les maussades, j'ai dû écrire cette septième lettre sous la pluie. Évidemment aujourd'hui il fait beau, ça aurait pu attendre et je l'aurais écrite au soleil (mais les nuages menacent à l'horizon). Peu importe.

30in60-07.jpg

Écrire en dehors de chez soi, dans un lieu public qui plus est, est un exercice passionnant. D'abord, les regards des gens qui se demandent ce qu'est un stylo plume. Bon d'accord, j'extrapole quant à la motivation de leurs regards curieux et étonnés, mais vous imaginez le truc, on ne voit pas (plus) souvent des gens en train d'écrire des lettres à la terrasse d'un café en se promenant dans la rue. Ensuite la possibilité d'observer tous les gens qui passent. Si je n'avais pas déjà su ce sur quoi je voulais écrire, j'aurais pu simplement décrire les pas des passants qui passent et commencer un roman (c'est d'ailleurs dans ces moments-là que je prends des notes sur les personnages potentiels d'un roman hypothétique).

Ma lettre à Gaëlle était une lettre d'un nouveau genre. Une lettre à quelqu'un que je vois tous les jours. Bon, en vrai, on ne se voit pas tous les jours, mais presque. Du coup j'ai essayé de sortir du quotidien, un peu. Mais j'y suis restée quand même, un peu. Le plus stressant, c'est que Gaëlle, avec force points d'exclamation (une déformation professionnelle qu'elle a attrapé sur Facebook où je ne sais quel réseau social peu avare de ces signes de ponctuation), a hâte !!!!!!!!!!! (sic) de recevoir ma lettre. Je vous dis pas la pression ! Mais bon. On verra.

  • Destination : Kronberg im Taunus
  • Temps estimé : 1 jour (ouvré)
  • Pages : 4
  • Lettre écrite le : 29/05/2013
  • Lettre mise à la Poste le : 29/05/2013
  • Arrivée le : 31/05/2013

''Qu'est-ce donc que ce truc-là ?- Je tente d'écrire 30 lettres en 60 jours (et quelques) à trente personnes. Tout est expliqué là.

vendredi 24 mai 2013

30in60 - Fourth Letter - Federico

I'm already behind in this project. Reason is I got completely thrown off by holidays. No Post days and the feeling that I had time. Which I don't have. But the letters are trickling out and I'm loving this. Today's letter (well, yesterday's or something) was to Federico. I don't know Federico very well. We've met a few times, but in a public setting rather than in a private one. I do know, or at least, I think I do know some things about him. Not so much personal things, but a bit how he ticks. Which makes writing a letter both easy and tricky. I wanted to avoid the topic we obviously have in common, but I didn't. It made too much sense to tackle it. 30in60-04.jpg

I wrote the letter in two parts (on the same day, but at a few hours intervall). Which brings me to reflect on time in letter writing. We've gone from having news travel for days before they reached their addressee to instantaneity in communication. You click, the other receives a ping wherever they are. Letter writing is obsolete almost as soon as you seal the enveloppe. Not so much the "art" of letter writing, but the content. Because while the letter is on its way through physical means, you've probably in some way or another have had a thousand opportunities to communicate with the person you sent a letter to. Letter writing is also asynchronous. Letters (if of course they go both ways), might cross each other, and answer questions you forget you have asked. Which is exacerbated by the fact that you "send" a letter in a physical way and usually do not keep a copy, which means there's much potential for forgetfulness (what question is my correspondant answering to? I don't remember what I asked!). Anyway, I'm back on track, hopefully. Next letter will be sent on Saturday, if everything goes well.

  • Destination : Milano, Italy
  • Estimated time : 2-4 days
  • Pages : 4
  • Letter written on : 23/05/2013
  • Letter sent : 24/05/2013
  • Arrived : 28/05/2013

What's this about?- I'm trying to write 30 letters in 60 days (and some), it's all explained here

lundi 13 mai 2013

How long is it since you've received a letter?

I'm talking real letter. A paper thing, with an envelope, a stamp, a hand-written letter. Not an invoice, not an ad, not an official letter from the bank or some government agency. A letter. Written with ink that maybe got stained by tears or just the rain, a letter that tells important things, or nothing. A letter in which someone tells their story, confides or only talks about time passing or the weather. A real letter. Not electronic, not virtual, a thing you can hold in your hand.

I am curious to know how long it is since you have received one. Or written one, for that matter. Poll in the comments.

<Digimax S800 / Kenox S800>So. I've decided to write a letter every other day for 2 months, 30 letters. I start the day after tomorrow, on the 15th of May. Others have done it I'm sure and as matter of fact the inspiration for this comes from my friend Consu who did it with hand-made postcards. But in order for this to work, I need people to write to. So that's where you enter, dear reader. Would you like to receive a letter ? If yes, I need your address (postal address, the physical thing, with post code and all). Send it to me via the contact form (or any other means you have to contact me and which suits best) and I will send you a letter, a real one. A blue-black ink letter, on paper, in an envelope, with a stamp.

A few rules:

  • In case you live in a country where international post might be subject to the sporadic goodwill of a not so reliable postal service, send me your email address as well. I will scan the letter and send it by email, just so that it does not get lost.
  • Post does not work on Sundays, so no letters on Sundays
  • If you want to add a keyword for me to use in the letter (like a specific topic for example, I will try to integrate it best as I can)
  • I will not publish the letters I send (except if I ask you first) but I will probably keep a copy.
  • [edit] If we know each other only under a nickname, please give your nick ;). If we don't know each other, that's fine.
  • I can change the rules whenever I want.

Go!

Version française ici >>

[EDIT 15/05] I am happy to say that all 30 letters now have an addressee. I can't commit to more for now (who knows, maybe I'll hate writing after this experiment...), so do not send your address any more.

Depuis combien de temps n'avez-vous pas reçu de lettre ?

Je parle d'une lettre, d'une vraie. Un truc en papier, avec une enveloppe, un timbre, écrite à la main. Pas une facture ou une pub, pas un truc officiel des impôts ou de la banque. Une lettre. Une lettre à l'encre peut-être tachée par les larmes ou simplement la pluie, une lettre qui raconte des trucs importants, ou rien. Une lettre dans laquelle quelqu'un se raconte, se livre ou ne parle que du temps qui passe ou du temps qu'il fait. Une vraie lettre, ni électronique, ni virtuelle, un machin qu'on tient dans la main.

<Digimax S800 / Kenox S800>Je serai curieuse de savoir depuis quand vous n'en avez pas reçu. Ou écrit, d'ailleurs. Petit sondage dans les commentaires.

Donc j'ai décidé d'écrire une lettre tous les deux jours pendant deux mois, soit 30 lettres. Je commence après-demain, le 15 mai. D'autres l'ont fait avant moi je suppose et d'ailleurs l'inspiration de ce petit exercice vient de mon amie Consu qui l'a fait avec des cartes postales faites maison. Mais pour que ça marche, il faut que j'ai des gens à qui écrire. Donc, je me tourne vers vous. Ça vous dirait de recevoir une lettre ? Si oui, j'ai besoin de votre adresse (postale, einh, le truc physique). Envoyez-la moi par le biais du formulaire de contact (ou par tout autre moyen que vous auriez de me contacter et qui vous convient mieux) et je vous enverrai une lettre, une vraie. Une lettre à l'encre bleu noir, sur du papier, dans une enveloppe, avec un timbre.

Quelques règles :

  • Dans le cas où vous habiteriez un pays bizarre, où l'arrivée du courrier international pourrait être sujette au bon vouloir sporadique d'une Poste peu fiable, donnez-moi aussi votre adresse mail. Je scannerai la lettre et vous l'enverrai par email, histoire qu'elle ne se perde pas.
  • La Poste ne fonctionnant pas le dimanche, il n'y aura pas de lettres postées le dimanche (oeuf corse).
  • Si vous voulez ajouter un mot-clef à votre adresse, un thème qui vous inspire par exemple, vous pouvez. Je l'intègrerai à la lettre.
  • Je ne publierai pas les lettres que j'envoie (sauf en vous demandant d'abord), mais j'en garderai sans doute une copie.
  • Si nous ne nous connaissons que sous un pseudo, merci de me dire lequel.
  • Je me réserve le droit de changer les règles à tout moment.

English version here >>

[EDIT 15/05] Je suis heureuse de dire que les 30 lettres ont trouvé un destinataire. Je ne peux m'engager pour l'instant à en écrire plus (qui sait, peut-être que je détesterai écrire après ça !) N'envoyez plus vos adresses...

samedi 23 avril 2011

J'ai mal au clavier

Depuis quelques semaines (mois ?) maintenant, la plume me démange. La plume, la vraie. Il y a vingt ans, j'aurais pris mon stylo-Waterman-à-l'encre-bleu-noir et j'aurais écrit une lettre sans queue ni tête à celle-qui-se-reconnaîtra pour lui dire le soleil du printemps qui s'incruste, mes pensées du jour et mes délires de la nuit.

Il y a vingt ans, cependant, je n'aurais pu dire la fatigue liés aux pleurs incessants de mon enfant malade, ou la peur, celle qui tire des larmes, d'être une mauvaise mère parce que je ne sais pas calmer mon enfant qui, ayant fait l'impasse de la sieste, hurle de colère et de fatigue. Il y a vingt ans, je n'étais pas mère.

Mais là n'est pas mon propos, si propos il y a. J'ai des envies de mots. Des envies de retrouver ce moment magique où d'une pichenette on fait tomber le premier mot qui entraîne, en réaction en chaîne, le poème, la lettre, la prose, la nouvelle et qui sait... le roman. Ce flot simple, évident, plein de heurts, d'obstacles et de secousses mais dont le seul but, tel un ruisseau de montagne se jouant des courbes de niveau, est d'arriver à la mer, par les méandres des rivières et des fleuves.

J'ai coutume de dire que la lecture est du temps volé. Du temps que l'on n'a pas mais que l'on prend sur tout le reste. Écrire, raconter, bleu-noir sur page blanche, est aussi du temps volé. Mais c'est beaucoup de temps volé. On peut lire à la sauvette, entre la poire et le fromage, dans le bus ou la salle d'attente ou juste avant de s'endormir. Quelques lignes, quelques pages. Écrire, en revanche, demande (me demande) du calme. La plume bleu-noir veut son lot de cigarettes, de musique parfois, de flamme vacillante d'une bougie qui menace de s'éteindre à chaque coup de vent. L'écriture ne supporte pas d'être pressée, de regarder sa montre en se disant qu'il ne lui reste qu'une heure, une minute, une seconde.

Alors je tape. Ici, en passant, rarement, trop rarement. Et j'ai mal au clavier, car il lui manque la rature, la larme qui dissout l'encre et fait d'un "e" un nuage. J'ai la tête trop pleine et ne sais plus prendre le temps, ce temps volé.

lundi 27 septembre 2010

Deux-cent quarante huit kilomètres à l'heure

Ils sont deux, ou dix, ou peut-être même qu'ils sont cent et je suis seule. Ils ont des mots qui les relient. Ils n'ont pas oublié comment on écrit inattendu et n'ont pas besoin de dictionnaire. Ou s'ils en ont besoin, ce n'est pas qu'ils ont oublié, mais parce qu'ils n'ont jamais su. Il paraîtrait que l'orthographe, c'est comme nager, on sait ou on sait pas. Enfin, c'est ce que j'ai décidé. Pendant longtemps, sur les bancs de l'école, qui d'ailleurs étaient des chaises, je corrigeais les fautes de mes camarades de classe au nez et à la barbe de Madame J. (vraie, la barbe) lors des dictées en cours de français. Et aujourd'hui, je fais des fautes ridicules que je ne vois plus.

Speed © Delphine Ménard, CC-BY-SA

Ici, les phrases sont à l'envers et les mots tellement longs qu'ils font un peu peur. Je me rends compte que je dis les choses au moins deux fois. Une fois dans me tête pour mettre les mots dans le bon ordre. Je joue dans ma tête avec les mots comme ma fille joue avec une pièce de puzzle et essaie de combler les trous. Sauf qu'au contraire d'elle, je n'ai personne à qui demander d'un air innocent si "ça rentre", comme elle le fait tout en sachant pertinemment qu'elle a forcé et que donc, non, ça ne rentre pas.

Ils sont cent, ou dix, ou peut-être deux. Ils ont des vies plus ou moins longues et troublées, des histoires sordides que d'autres ne leur envient pas ou au contraire des histoires magnifiques de couleurs et de vent dans les cheveux et de sourires dont tous sont jaloux. Je suis seule et j'écoute Anne qui chante, "que tu sois l'une ou l'autre, souvent la marche est haute, pour trouver le bonheur". Je ne suis ni l'une, ni l'autre, je suis moi et là tout de suite, alors que le train avance de tunnel en verts paysages à deux-cent quarante-huit kilomètres à l'heure, j'ai envie de pleurer sans raison. Peut-être aussi parce qu'Anne raconte l'histoire de Lazare et Cécile et que de toutes façons, cette chanson m'a toujours bouleversée à en rire et pleurer à la fois.

vendredi 16 janvier 2009

Je sens que ça va attirer les spammeurs, ce billet

Puisqu’un (ou une) internaute est arrivé(e) ici en tapant dans son moteur de recherche favori « comment se faire dévierger + image », je vais me permettre de donner quelques conseils à ce sujet, afin que les suivants qui viendraient par le même chemin ne soient pas déçus.

D'abord, soyons franche, je ne connaissais pas le mot dévierger. Je le comprends, einh, faut pas exagérer, mais je connaissais pas. Donc j'ai cherché un peu sur Googueule, juste comme ça. Il semble que ce soit un mot français du Québec. Pour le verbe dépuceler (ça, c'est au cas où il y en aurait qui ne comprendraient pas), qui est le mot français de France.

Nondidjou que c'est difficile d'écrire un billet sur un sujet pareil, j'ai commencé c't'aprem et j'ai pas avancé d'un pouce, du coup j'empiète sur le prochain sablier. La difficulté du truc, en fait, c'est l'image. Ouais, des images, j'en ai plein la tête (et non, je ne vous dirai pas lesquelles) mais aucune qui se rapporte au verbe dévierger. Parce que c'est un truc que chacunE vit à sa manière. Les premières fois. Ce sont toujours des premières fois. Que ce soit en amour, en cuisine, en saut en parachute, en sexe, en ou en patin à roulettes[1]. Parfois on se casse la gueule, mais ça doit pas empêcher de recommencer. Parfois c'est top géant magique divin sublime et on n'a qu'une envie, c'est de recommencer. Parfois ça a mauvais goût et on fait bien de ne pas en reprendre. Bref, y'a pas de recette, ni magique ni bien dosée. Et surtout, j'ai pas d'image.

Ah, un truc. Comme d'autres l'ont dit sur le sujet, on "se fait" pas dévierger. On prend la décision un jour de tenter quelque chose pour la première fois. Et puis, si possible, on essaie de réunir les conditions et les ingrédients pour que ce soit plutôt le plan "j'en reprendrai bien un peu quand même".


Ce texte est ma participation (tardive) aux Sabliers Givrés, grain 4 sur une amorce choisie par Kozlika sur le blog Finis Africae.

Notes

[1] La recherche sur Gougueule pour première fois est un peu décevante. Je m'attendais à une ribambelles de première fois dans tous les domaines, un peu à la Philippe Delerm et sa PRemière gorgée de bière. C'est pas vraiment ça.

mercredi 14 janvier 2009

Les gens qui se croient indispensables auront de grosses déceptions ce jeudi

Oups, ça fait bizarre, non ? Avant, il me parlait de mon succès assuré en amour, de mon impatience coupable au travail, de mes relations sociales assymétriques et là, une citation sur les gens qui se croyaient indispensables. Mon horoscope du mercredi n'est plus ce qu'il était. Non, vraiment, lui qui tombait toujours si juste, voilà qu'il se met à me critiquer, comme ça, tout d'un coup, sans crier gare.

Les gens qui se croient indispensables auront de grosses déceptions ce jeudi.

Ouais, bon, je ne me crois pas vraiment indispensable. Juste utile. Si Jean-Pierre ne m'avait pas, il serait au fond du trou, je crois. Et puis sans moi, je n'ai pas peur de le dire, notre boîte aurait coulé depuis longtemps. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils me gardent, ils me l'ont bien fait comprendre. Et Sophie ? Que deviendrait Sophie sans moi ? Je l'imagine errant dans ses relations sociales assymétriques à elle sans espoir de s'en sortir.

Mais bon, personne n'est indispensable. Je le sais bien. Non, parce que, le succès assuré en amour, c'est bon, je l'ai eu. Mon impatience coupable au travail - ou ailleurs, d'ailleurs -, c'est avéré. Mes relations sociales assymétriques, j'ai toujours pas très bien compris ce que ça voulait dire, mais je pense que c'est bien moi ça, rien n'est facile dans ma vie sociale. Taureau ascendant Sagittaire, sous la lune et Jupiter. Pas facile de vivre avec un tel bagage.

Indispensable ? Quand même... je sais pas. Bon, au cas où, demain, je vais faire gaffe. Des fois que.


Ce texte est ma participation aux Sabliers Givrés, grain 3 sur une amorce choisie par saperli.

Place des Vosges

Place des Vosges - © Nick Stenning - CC-BY-SA Lundi, je fus pris d’un grand coup de blues. Alors je suis allé faire un tour du côté de mes balades adolescentes. J'ai pris mon carnet, mon stylo plume et suis descendu me perdre dans Paris.

Je me revois encore à l'époque, déguingandé, mon corps hésitant entre le chérubin moelleux de l'enfance et la force saine de l'âge adulte. J'étais tout en bras et en jambes mais mes joues ne désenflaient pas. Je partais dans Paris, avec l'espoir un peu vain de trouver quelque chose à raconter dans mon journal moleskine, ou mieux encore, quelqu'un qui aurait fait attention à moi l'espace d'un instant. Je me repaissais des femmes aux longues jambes et jupes droites qui arpentaient les rues du 6e, je vibrais au son des musiques qui émanaient des fenêtres du 20e, je lisais Le Bossu de Notre-Dame assis près de la Seine, il me suffisait de lever la tête pour apercevoir les tours de Notre-Dame. Je flânais dans les allées du Luxembourg ou sur la Place des Vosges où je me demandais ce qu'il fallait faire de sa vie pour arriver à habiter l'une des maisons qui l'encadrent.

Je marchais des heures entières, sans jamais prendre le métro ni aucun bus. Lorsqu'il faisait trop chaud, je m'engouffrais dans une salle de cinéma pour me goinfrer d'émotions à l'américaine au frais dans les salles obscures. Je mangeais des popcorns ou un croissant acheté chez Paul, seule entorse que je permettais à mon budget d'étudiant.

J'ai marché jusqu'à l'Hôtel de Ville, ai traversé la Seine pour dire bonjour à Notre-Dame, ai flâné dans le quartier latin. Les femmes ont gardé leurs longues jambes mais elles ne m'émeuvent plus comme avant. J'ai pris le Pont Neuf pour accéder à la Cour Carrée du Louvre. J'ai enfilé le Jardin des Tuileries et ai remonté l'Avenue des Champs Elysées. Arrivé près de l'Etoile, j'ai acheté un billet pour un film d'art et d'essai qui passait au Balzac, un croissant de chez Paul à la main. Paul fait les mêmes croissants, ils coûtent quatre fois plus cher qu'à l'époque et ne sont pourtant plus un objet de luxe pour mon budget de cadre supérieur. J'habite Place des Vosges et qu'ai-je fait de ma vie ?


Ce texte est ma participation aux Sabliers Givrés, grain 2 sur une amorce de Zub dans le billet Nostalgie choisie par Malgven.

Crédits photo : Place des Vosges, Nick Stenning - CC-BY-SA

mercredi 30 avril 2008

A trop écrire on perd l'envie

Je me sens gauche, gauche avec une plume. Si longtemps j'ai écrit, encre bleu-noir sur papier blanc et l'enveloppe en velin doublé, chère au coeur et au toucher. La lettre quotidienne à ACQB, pendant quoi ? Six mois, un an ? Une lettre, une vraie, c'était avant les ordinateurs et les claviers. Les lettres de temps en temps à Taine, celles posées dans les boîtes des amies de classe, les cahiers de souvenirs et les cartes postales. Que je n'ai jamais aimées, les cartes postales, ou jamais vraiment. Trop pauvres en mots, même si souvent la preuve que "j'ai pensé à toi" même au bout du monde, ou au bout de la rue. Puis les cartes de voeux de l'UNICEF, parfois (trop peu souvent) les cartes de veux faites maison, collages et peintures de l'instant.

Alors en attendant que la plume revienne, je joue de l'oeil, ici.

vendredi 20 avril 2007

Lost in translation

Parfois je me rends compte combien mon cerveau est tiraillé entre au moins deux langues.

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lundi 12 mars 2007

Ozymandias, king of kings

Au cours d'une conversation sur la gloire, on m'a fait part de ce poème de Shelley

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jeudi 21 décembre 2006

Mes multitudes à moi sont une

Il fait froid dans cette maison belle et emplies de fantômes bienveillants, qui porteront sur mon sommeil un regard doux dès que les mots se seront égrenés et que j'aurai trouvé sous la couette la chaleur que l'immensité ne veut pas conférer aux murs.

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jeudi 5 octobre 2006

Jogging stick

Her eyes looked to see if she could find a way across. The buldozer was shovelling earth in front of her, stopping her in her mechanical movement.

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samedi 16 septembre 2006

Tu vois, si tu suivais

Ma tentative de participation au jeu chiant.

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mardi 20 juin 2006

Tu crois vraiment que c'est possible ?

Photo d'Alexandre Ticono

Photo Alexandre Ticono, tous droits réservés.

- Tu crois vraiment que c'est possible ?
- Oui Javier, j'en suis certain. J'ai quand même un peu plus d'expérience que toi, non ?
- Oui Api. Mais quand même. Je vois mal comment m'y prendre.
- C'est simple. D'abord, tu observes. Tu t'imprègnes, tu jauges. Tu prends ton temps.
- Oui, bon, d'accord, mais j'ai pas toute la vie devant moi.
- La précipitation ne mène à rien de bon. Si tu vas trop vite, tu n'y arriveras jamais.
- Ca roule, je l'observe et ensuite ?
- Ensuite, quand tu as bien cerné toutes les aspérités, tous les endroits où ça pourrait coincer, tu cherches les prises.
- Les prises ?
- Oui, les prises. Enfin disons plutôt, tout ce qui te permet de l'atteindre sans la maltraiter. Tu dois être doux, tu dois faire attention, sinon, elle te résistera.
- OK. Bon, je la connais assez bien, on a passé un bout de temps ensemble, elle et moi.
- Une fois que tu as bien tout mesuré, tu réfléchis à la meilleure façon de l'aborder.
- Oui, ben c'est simple, j'y vais, je l'attrape et c'est plié.
- Non. Tu dois y penser avant. Si tu essaies de l'attraper sans avoir réfléchi, ça ne peut pas marcher. Il faut imaginer chacun de tes pas, mesurer chacun de tes gestes.
- Je ne suis pas sûr d'en être capable.
- On en est tous capable. Si tu as bien joué la scène dans ta tête avant, c'est plus facile. Tu as un avantage. C'est un peu comme un puzzle. Il faut avoir une vision d'ensemble. Sinon les pièces ne s'emboîtent pas. Tu dois imaginer plusieurs scénarios.
- Donc, je mesure. Donne-moi cinq minutes, que je réfléchisse.
- D'accord.
- Ca commence à se dessiner, effectivement.
- Bien. Si tu as vraiment tout pris en compte, ça devrait aller vite. Bien sûr, tu risques d'avoir des surprises, on ne pense pas à tout. Mais si tu as joué avec les pièces, si tu as vu le film dans ta tête, ça devrait aller tout seul. Tu auras les armes pour prendre les bonnes décisions.
- OK, je me lance. Tu m'aides ?
- Je pense que tu peux le faire sans moi. Je suis trop vieux pour ces choses-là.
- J'y vais alors. Armoire, à nous deux ! Tu vas rentrer dans ce coffre de voiture où je ne m'appelle pas Javier Monteiro !

Ce texte constitue ma participation au Dyptique 2.8 d'Akinou, sur une photo d'Alexandre Ticono.

jeudi 27 avril 2006

Ne pas bouger

Il ne faut pas que je bouge. Si je bouge, c'est fini. Je veux sortir, je veux voir le ciel. Je ne veux pas revoir cette pièce sombre avec pour toute ouverture cette petite fenêtre. La fenêtre. Je veux voir Lucas. Où est Lucas ? Je me souviens. Un peu. Le café, les oiseaux. Et puis la fenêtre de l'appartement.

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mercredi 29 mars 2006

Monster

Un chtit dessin pour Illustration Friday. Thème : Monster

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