Où je vole un nom récolté sur le blog de ma copine l'espace d'un billet
Dicton du jour
Je croyais
Promotion
Petite histoire de copyright (à dormir debout)
Mascara-de périphérique
Why the Wikimedia projects should not use GFDL as a stand alone license for images
Fosdem
Ponctuation
Il neige à Paris
Nostalgie
8h30 "à la capitale"
Chains of freedom
Vaisselle romantique
En revenant d'en bas là-bas
Équations matinales
Y'a un yéti dans mon immeuble
Pourquoi faire simple...
Critique constructive (I)
Où sont les oiseaux ?
Mutation(s)
Je suppose que l'introspective bloguesque est un poncif de l'exercice. Pourquoi j'écris, pourquoi je dis etc. J'ai peu écrit ici, j'ai écrit ailleurs un peu, j'ai même repris la plume, la vraie, l'encre bleu-noir sur papier blanc, le temps d'une longue lettre au clair de bougie. Tant de choses ont changé en si peu de temps. Chemin et moi nous sommes séparés. ce fut douloureux, salutaire aussi, étrange, je ne l'avais jamais fait, c'est moi qui suis partie. J'ai rencontré l'homme de ma vie. Je quitte Paris pour l'Allemagne, une capitale pour une ville de province, une vie seule pour une vie à deux, une langue pour une autre. C'est fatigant, c'est difficile, c'est évident, c'est énivrant, tout cela à la fois. Je dois gagner ma vie, trouver ma clairière et mon air, mon équilibre. J'ai peur, un peu. Envie, beaucoup. Je mue, je change, et au fond je reste la même. J'apprends à coudre, à composer, à m'exprimer dans une langue qui n'est pas la mienne et du coup à peser mes mots. Ou pas. On ne change pas. J'organise, je me remets en question, ou pas, je démantèle peu à peu ma vie parisienne, j'ai l'impression d'effacer mes traces, c'est un exercice étrange. Je me sens un peu comme Le Voyageur sans bagage, de Jean Anouilh, je m'offre une vie nouvelle, un nouveau départ. On verra.
2 comments
-->Dicton du jour
Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : « Parce que c'était elle, parce que c'était moi »
Librement adapté des Essais de Montaigne.
2 comments
-
Antfish...
La couture,
C'est sur la couture !
Qu'il faut se concentrer.
—
On Friday 15 July 2005 at 22:19 -
J'y travaille, j'y travaille,
j'ai les doigts malhabiles et le fil que je tisse
est encore grossier.—
On Monday 18 July 2005 at 11:13
Je croyais
Tiens, j'ai appris hier soir une bonne nouvelle. Par le biais d'une mailing liste. La nouvelle me fait plus que plaisir, le hic, c'est que cette nouvelle venait d'une personne qui m'est très chère, et que je l'ai apprise en même temps que...allez, la moitié de la planète, au moins. Je me rends compte que malgré le temps qui passe, les années qui s'amoncellent, je ne change pas. Je garde en moi ce défaut inhérent à ma personnalité, une espèce de jalousie féroce concernant mes relations avec les gens que j'aime. J'essaie d'établir des relations basées sur la confiance, d'échanger le mauvais et le bon, d'être là quand il le faut, peut-être un peu trop là. Je demande beaucoup, je prends beaucoup, aussi. J'ai aussi besoin de reconnaissance, de "réassurance", souvent. Peut-être ne sais-je pas équilibrer le tout, peut-être ne fais-je pas assez attention. Mais là, je dois avouer que le coup est rude. J'aurais cru que ce genre de nouvelles se partageait avec des amis, au moins juste un peu avant de les rendre publiques. Il semble que non. Il semble tout d'un coup que l'amitié que je croyais avoir établie, à laquelle je pensais avoir consacré sinon beaucoup de temps, au moins beaucoup d'énergie, l'amitié dont j'ai tiré tant de belles choses, ne vaut pas plus qu'une mailing-liste publique. Je ne sais pas ce qui me blesse le plus, le fait que je n'ai pas été au courant, le fait que je l'apprenne en même temps que tout un cas d'inconnus, ou le fait que d'autres le savaient déjà depuis longtemps. Un peu les trois, certainement. C'est drôle, j'en ai pas dormi de la nuit et j'ai un noeud au creux de l'estomac. Je n'aurais jamais pensé que ça pourrait faire aussi mal. Jamais.
Promotion
Je décrète ce jour que le blog de son altesse sérénissime PrincessH passe du rang de "petits bonheurs merveilleux" à celui de "ZE petit bonheur merveilleux", parce que sans lui (le blog), sans elle (PrincessH), ma toile ne serait pas la même.
Je retranscris ici ma dernière campagne de pub pour le dit blog et la dite princesse.
- notafish_ P*TAIN ! tu connais pas PrincessH ?
- notafish_ C'est un rayon de soleil pour les matins gris
- notafish_ un sourire pour les midi pourris
- notafish_ et un ciel bleu pour les longues nuits
A bon entendeur, merci.
Petite histoire de copyright (à dormir debout)
Depuis que je traîne mes guêtres sur Wikipédia, j'ai appris des millions de choses sur le copyright, les droits d'auteur, les licences, les contrats...bref, tout un tas de trucs que je n'imaginais pas. Les contributeurs de Wikipédia font très attention aux droits d'auteur, histoire de ne pas "voler" sous prétexte de "liberté" les réflexions/recherches/considérations d'autrui. Et lorsqu'un article ressemble d'un peu trop près à un copier/coller de quelque chose sur le web, Google est notre ami. Il suffit de choisir un petit morceau de texte, de le "googler" entre guillemets, afin de s'assurer que le texte tel quel n'est pas publié autre part. Ce qui d'ailleurs parfois permet de constater que le plagiat sur internet est monnaie courante, la difficulté étant alors de trouver, de la poule ou de l'oeuf, quel est le premier.
Voici un petit exemple de la chose.
- L'article bâillement est créé sur Wikipédia le 23 mars à 12.21 par une IP anonyme (un contributeur non enregistré).
- À 16.52 ce même 23 mars, un contributeur rajoute un "soupçon de copyright", ayant googlé et trouvé le texte in extenso sur le web. Il marque l'article à l'aide d'un "bandeau" qui explique le problème et liste la page dans la très longue liste des Pages soupçonnées de copyright.
- A 16.56, un autre contributeur rajoute quelques infos sur le site d'où provient la page, et fait remarquer que la licence du site paraît gratuite, libre et semble permettre la reproduction de l'article sous les conditions de Wikipédia (la fameuse GFDL).
- Le temps passe, la page ne bouge pas.
- Aujourd'hui, je passe sur la page des copyrights pour faire le ménache et en suivant les liens proposés par les deux contributeurs précités, je décide de mener mon enquête.
- Je commence par envoyer un courriel à l'auteur du site dont semble tirée la page afin de lui demander s'il est d'accord pour permettre à Wikipédia d'utiliser les informations
- coup de bol, le webmestre me répond dans les dix minutes en me donnant son autorisation. Cool, je mets donc les infos nécessaires dans la page de discussion, rendant à César ce qui je croyais appartenait à César.
- En me penchant sur l'article pour le formater, je me rends compte qu'une IP anonyme a rajouté le 24 mars à 21.20 une mention qui stipule que la page a été rédigée par l'auteur du site baillement.com et qui ajoute
pas de copyright, vive la connaissance libre
. - Je me fends donc d'un courriel à l'auteur du dit site, en lui demandant s'il est effectivement l'auteur de cet article.
- Re-coup de bol, l'auteur me répond (lui aussi dans les dix minutes) qu'il est effectivement l'auteur de l'article (sous IP) et que le site dont nous croyons que l'article avait été tiré l'avait lui aussi copié. Il m'envoie par ailleurs des références incontestables sur la provenance de l'article.
- Je mets donc ces nouvelles infos dans la page de discussion, en expliquant le tout. Et en rendant au vrai César ce qui lui appartient.
Ma conclusion : le ouèbe est un vaste copier/coller dans lequel il est difficile de s'y retrouver et de distinguer le copié du collé. Ce qui me conduit à dire que le partage de la connaissance, sous licence libre, dans le respect des droits d'auteur et de la propriété intellectuelle est un vaste chantier. Bref, c'est pas gagné, même si ça approte son lot de méandres intéressants...je sais maintenant tout sur le baillement. ;-)
Mascara-de périphérique
Véridique. Les faits suivants ont été constatés sur le périphérique à Paris, par moi. J'en suis encore toute retournée.
Chemin et moi revenons de Libr'East, où nous avions lui fait une présentation, moi un tutoriel sur Wikipédia. Le périph était, comme à son habitude, plus ou moins bloqué. Ce qui permet généralement plusieurs choses :
- se curer le nez
- observer les autres conducteurs en train de se curer le nez
- admirer les voitures venant en sens inverse
- commenter les publicités 4x3
Nous faisions le 3 et 4 de cette liste, lorsque mon eil est attiré par une voiture arrêtée sur la BAU de l'autre côté du périph. Tomber en rade sur le périph est une de mes phobies, je compatis toujours lorsque je vois des gens arrêtés sur le bord de la route. Mais ce jour là, je n'en suis pas revenue. La voiture était arrêtée sur le côté et la femme qui la conduisait était en train de... se maquiller. Si si, je vous jure. En train de se mettre du mascara en se regardant dans son rétro, posée sur le périph, tranquille. Y'a pas à dire, les parisiens m'épateront toujours. *soupir*
Why the Wikimedia projects should not use GFDL as a stand alone license for images
For some strange reason, ever since I have started collaborating to the Wikimedia projects (namely Wikipédia), I have put all my pictures under a Creative Commons license, CC-BY-SA. I guess the reason for it was that I had actually been in contact with the CC license through my particpation at Ouvaton (a French cooperative web-hosting cooperative) and had never heard of the GFDL, which is the default license for all Wikipedia texts. Now that I am a bit more involved in the projects, and that I know a little more about licensing and copyrights, I know what the GFDL is about, what it provides and also what it entails. The GFDL goes:
The purpose of this License is to make a manual, textbook, or other functional and useful document "free" in the sense of freedom: to assure everyone the effective freedom to copy and redistribute it, with or without modifying it, either commercially or noncommercially.Secondarily, this License preserves for the author and publisher a way to get credit for their work, while not being considered responsible for modifications made by others.
A great way to make sure that text stays free. Since "document" I suppose applies to any kind of document, by default many Wikipedians have released the images with which they contribute to the projects under GFDL. Now...Wikimedia has launched about 7 months ago the Wikimedia Commons , a project designed to:
provide a central repository for free images, music, sound & video clips and, possibly, texts and spoken texts, used in pages of any Wikimedia project. Unlike images uploaded on other projects, images on Commons can be embedded on pages of all Wikimedia projects.
Commons allows only for completely free images, which means that unlike some of the Wikimedia projects, it does not allow the use of fair use
, or any non-commercial license. However, any material released under licenses from GFDL to most CC licences (apart from the non commercial ones,a nd those that don't allow derivative works), as well as Public domain and art libre for example, can be allowed. I find the idea of Commons a great one, and I thank Tristan for advertising it with such vehemence and having prompted a few new vocations. However, a few comments and his own on this article have pushed me to give an example of why GFDL is, in my opinion, not suited as a stand alone licence for images within the Commons, and any Wikimedia project for that matter.
A few weeks ago, someone from the Conseil du statut de la femme in Québec sent an email to the French Wikipedia list asking for how they could reproduce in their paper magazine a picture they had found on Commons. They were wondering what they had to pay, if anything, who to credit etc. I won't linger on the fact that this says a lot about the readibility of our image tags, but rather try to explain the process we had to go through to ensure that this highly official bureau, with goals certainly as interesting as Wikimedia's, and at least as educative, could use an image from Commons. The picture they pointed to was this one. It was, at the time, licensed only under the GFDL. As I pointed out, the publication for which the demand came was a paper publication. And if we look a bit more closely at the text of the GFDL, we can read:
To use this License in a document you have written, include a copy of the License in the document and put the following copyright and license notices just after the title page (...).
and, in article 2 (Verbatim Copying)
You may copy and distribute the Document in any medium, either commercially or noncommercially, provided that this License, the copyright notices, and the license notice saying this License applies to the Document are reproduced in all copies (...)
What is important here is the include a copy of the License in the document
and provided that this License (...) is reproduced in all copies
part. If you've clicked on the GFDL link above, you'll notice that the GFDL text is quite long. Even in fine print, it probably takes at least two pages of any printed document to include it. Which is definitely fine for online documents (a link to the text would suffice), CDs or DVDs (again a link to a pdf of the license is enough for example) but which definitely is a problem for printed material. Basically, to use one picture in a magazine, the publisher needs to reserve two pages for the license. Not practical, and definitely not an incentive for anyone to use images published under this license. And this I find very sad, because I am of those who believe that the Wikimedia projects definitely should allow not only free use
of their material, but also easy use
of them. What happened is I tracked down the author and asked him whether he would consider to dual license his picture under a licence easier of use, namely CC-BY-SA, which only requests to mention the name of the author and the following text to accompany printed material:
This work is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License. To view a copy of this license, visit http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/ or send a letter to Creative Commons, 559 Nathan Abbott Way, Stanford, California 94305, USA.
Three lines. That's all. The author agreed, and I hereby thank him for that, and his picture will be published in the next issue of La gazette des femmes.
So... I urge all of the Wikimedia contributors to consider choosing the license(s) they decide to use when releasing their images, depending on what use they believe should be made possible of their documents. Beware, things are not "that" easy, as many licenses still exclude each other, and make it difficult to use material released under one or the other. At this stage, multi-licensing is definitely the best option, so that material available through the Wikimedia projects be not only free
but also easy of
use. until one day...free is free, whatever the tag we put on it :) .
Related links:
- Licensing on Wikimedia Commons and Commons copyright tags
- GFDL, full text
- Creative Commons CC-BY-SA full text license and adapted to French law
Addendum 27 may:added quote of the verbatim copying part of the GFDL, more relevant to my point than the one quoted before.
Fosdem
The good thing about not being a geek is that there are many things that you just *don't* know when it comes to Open Source Software and the likes. GNU-Linux was for me, until very recently, more of a cabalistic phrase than anything else, Wikipédia, of course, was a little better known to me, and web standards I have come to appreciate in the last few months. However, Richard Stallman was a name I had never heard, Tristan Nitot was a name I came across reading his blog on web standards and because I have of course downloaded Firefox, Jimbo Wales was a pal I sometimes chat with on IRC. But when you're in the right community, and surrounded by the right people, names you "come across" in an everyday kind of life suddenly take a whole different meaning.
It started to strike me when some guy after Jimbo's conference asked him for an autograph. An autograph??? Wow, now, that gave me a whole new perspective on who Jimbo really was. Till then, he was the guy that actually stayed up until odd hours in the night to wait for Chemin and I to make our way into Brussels (quite a story in itself) drinking coffee to stay up and keep his hair straight (Jimbo has a thing with rebellious hair). Then, when I found myself at the same dinner table as Richard Stallman, and heard him point out that there was no such thing as "Linux", but a thing such as GNU/Linux, I must say that it suddenly struck me that in certain circles, many people might have been jealous of me. It all became clear when I ended up chatting away with Tristan (who was eating his jambon-beurre sandwich) about life, photography, unemployment and web standards all in one conversation ; there's one thing about this whole geek community I must admit, it is indeed, very *open*.
I also learned that celebrity is a relative thing. It did not impress my mother when I told her I was at the same table with Richard Stallman, as it would had I been sitting with Alain Souchon, her favorite singer, but I did get a few eyebrows raised when I mentionned my restaurant dinner on IRC.
Bottom line is, choose your celebrities according to the community you bask in, it helps get, if not admiration, at least a certain interest when you mention certain names. And you can look smug and say... "I was there".
Ponctuation
Il y a déjà un certain temps, j'ai lu ce bouquin fort intéressant sur la ponctuation anglaise. Aujourd'hui, en rattrappant mon retard sur Langue sauce piquante, le blog des correcteurs du monde, je tombe sur cet article qui reprend les fondamentaux de la ponctuation française. Ce qui m'amène à vous faire part de mon dilemme quotidien. Je n'ai jamais étudié la dactylographie, mais après quelques années de pratique, je commence à me débrouiller plutôt pas mal avec un clavier. Cependant, comme je discute/j'écris plutôt beaucoup sur internet, indifféremment en anglais ou en français, les réflexes de typographie que j'ai appris se mélangent en un maelström incroyable. En anglais, par exemple, il n'existe (surtout) pas d'espace avant un point d'interrogation ou un point d'exclamation. En français, en revanche, l'espace est obligatoire. D'où une confusion quasi systématique de ma part. Pas tant sur le fond d'ailleurs, que sur la forme brute. Lorsque je suis sur IRC, je passe d'une langue à l'autre toutes les cinq minutes et me fourvoie une fois sur deux, mes doigts n'arrivant pas à intégrer ce que mon cerveau sait. Sur IRC, cela dit, ce n'est pas si grave. Ca le devient beaucoup plus lorsque mes participations à Wikipédia et aux projets connexes sont victimes des mêmes erreurs. Car, comme on dit, les paroles s'envolent mais les écrits restent. Je suis en train d'essayer de me corriger, mais ce n'est pas gagné.
PS. L'erreur typographique double contenue dans le titre de l'article Eats, Shoots & Leaves :The Zero Tolerance Approach to Puncutation sur Le Bond public (à savoir, une espace avant les deux points, pas d'espace après) n'est pas de mon fait mais due au logiciel, qui corrige (à moitié) en ajoutant une espace avant les deux points, sans pour autant rajouter l'espace après. Allez comprendre.
P.PS. Zut, va falloir que je change le titre de ce site, d'ailleurs. Il devrait s'appeler Le Bond public et pas Le Bond Public. (avec la majuscule à public).
2 comments
-
Hiiiin ! Moi qui pinaille sur la ponctuation, puisque je suis une spécialiste des phrases de 28kms, j'ai lu L'article de Langue sauce piquante, et j'ai trouvé ça encore plus prise de tête... En plus que je comprends que la moitié de la terminologie... Mais en cette époque infernale, qui trouve le temps d'approfondir et de se cultiver, je vous le demande...
—
On Thursday 17 March 2005 at 18:27 -
Ah ben tiens, j'avais pas vu que t'étais passée par là, PrincessH... Chouette alors :). T'inquiète, de toutes façons, les dingues de l'orthographe, ce sont rien que des Ayatollahs. Pffft.
—
On Friday 18 March 2005 at 11:10
Il neige à Paris
Tiens, j'anti-date ce billet, vu que j'aurais dû l'écrire hier. Je vous la fais courte.
Chemin a enfin son appartement. Chauffé, le sien. Mardi soir, je rentre d'un périple dans la France du centre (climat continental, blancheur quotidienne etc.) et m'incruste chez lui. Avec ma voiture. Enfin, pas chez lui avec ma voiture, mais je gare ma voiture dans son quartier (qui n'est pas le mien). Lundi matin, réveil à 7.00. Paris (ou du moins, le jardin de la résidence de Chemin) est blanc. Je me dépêche, je ne voudrais pas être (trop) coincée dans les embouteillages. Départ à 8.00 et des poussières. Jusqu'à Nation, tout va bien. France Inter me confirme que c'est le bazar. À ce point quand même, j'y aurais pas cru. Pour aller de Nation à Porte de Vanves, il m'a fallu trois heures et demie (3h30 oui, oui, vous avez bien lu), d'habitude, faut 20 minutes. Bon d'accord,ça glissait et tout, fallait être vigilant, mais quand même ! D'ailleurs, ils étaient où, les services de salage de la Ville de Paris, qui sont censés dégager les axes de circulation prioritaires ? Je me le demande. Bien au chaud sous leur couette eux, je suppose. Ou alors, je me fais des illusions, ni le périph, ni les maréchaux ne sont des axes prioritaire. Ceci dit, je ne leur en veux pas, j'ai du coup réussi à lire la moitié de mon bouquin, dans les embouteillages. C'était juste un peu dangereux, comme lecture. Mais quand même, la Cité sous la neige, c'est carrément plus beau, et carrément plus rigolo. Et au moins, dans une petite ville de province, même si on n'a pas de chasse-neige, on peut marcher au lieu de passer trois heures dans les embouteillages.
one comment
-
Oh la la, c'est effectivement grave. Je viens de changer dimanche en mardi, plus logique.
—
On Tuesday 1 March 2005 at 12:35
Nostalgie
Tiens, y'a longtemps, genre j'étais jeune et alerte et je travaillais dur, avec deux de mes copines, on a découvert les berks. Des epèces de trucs dont on n'a jamais vraiment su si ilLES étaient des animaux ou des parasites, des choses ou des humains. Ben vous savez quoi, j'en ai trouvé un nouveau, y'a pas longtemps. Je croyais qu'ils étaient en voie de disparition, voire même éteints. Ben non, y'en a encore. Voici le dernier. Prochain coup, je vous donne l'historique du berk et de la berkitude.

8h30 "à la capitale"
Je ne sais pas qui a dit que
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt,
mais celui-là était un provincial, c'est sûr. Bon d'accord, j'habite à Paris depuis plus de cinq ans, je devrais donc être en phase avec les horaires de la capitale. Pourtant, ce matin, je me suis rendue compte que Paris vivait en retard d'une heure sur la France entière. Imaginez. A Carcassonne, les boutiques ouvrent à 8h00 du matin. Avant 9h00, Paris est une ville morte. Faut dire que jusque là, je ne me suis jamais vraiment levée très tôt. J'ai du mal, vous voyez, beaucoup de mal. Le matin, c'est pas mon truc. Mais ce matin, pleine d'entrain (et stressée à l'idée que je pourrais avoir un PV sur ma belle voiture bien garée, mais sans ticket d'horodateur), je me suis levée tôt, Chemin oblige. Me voilà donc partie, à 8h30, à la recherche du marché. Pas de pot, il n'y en a pas le mardi. D'une banque. Pas de pot, la dame du guichet, que je pouvais voir à travers la porte vitrée, m'a fait signe que la banque n'ouvrait qu'à 9h00. D'un supermarché. Pas de pot, idem que pour la banque, rien de possible avant 9h00. A 8h30, tout est fermé. Ah, non, si j'avais voulu, j'aurais pu jouer au tiercé, le PMU du coin ouvre à 8h30, lui. Remarquez, il y a ça de bien, c'est que de la banque, au supermarché, en passant par le PMU, j'ai pas vu passer la demi-heure que j'ai perdue.
Chains of freedom
My best friend is buying a house. Now, this could be just a pretty normal thing in a normal life, but for my best friend to buy a house is more than just having a roof over her head, although of course, this is important. No, buying a house here is a little like ratifying her freedom. And to buy a house, she's applying for mortgage. We were talking yesterday, and it suddenly occured to me that the situation was paradoxical. You apply for mortgage, basically tying yourself up for years with money chains and that grants you freedom. An interesting way to look at it. Does freedom always come with strings ? I wonder. Something to ponder.
Vaisselle romantique
Chemin est venu hier soir, après le boulot. J'ai quant à moi passé la journée à traîner dans les rues de Paris, sous la pluie et dans les rayons de Surcouf. Je suis rentrée chez moi crevée, mouillée, mais avec un bel écran plat. J'habite au cinquième étage. Sans ascenseur, bien sûr. Me voilà donc arrivée ruisselante et heureuse de ce bel écran qui va changer ma vie (oui, je sais, c'est futile). Je me mets donc à faire la vaisselle, histoire d'accueillir Chemin dans un appartement à peu près propre. C'est là que je me rends compte que je n'ai plus de produit vaisselle. Le Franprix est cinq étages plus bas, il pleut toujours... Dilemme. Je descends ? Non allez, je joue la flemme jusqu'au bout et téléphone à Chemin, en lui laissant un message sur son répondeur (il est dans le métro, entre son boulot et mon appartement), lui demandant d'acheter du produit vaisselle en passant. Ce qu'il fait. En ayant bien eu soin de prendre en compte toutes mes recommandations concernant le type de produit vaisselle (pas de citron, pas de vinaigre, nous dînons avec de l'argenterie, ne vous en déplaise). Bref. Chemin arrive avec le produit vaisselle, on discute un brin, puis il me dit, tout souriant : "Ca m'a fait plaisir que tu me demandes d'acheter du produit vaisselle." Et là...j'ai fondu. Je vous jure, j'en aurais pleuré d'émotion. Ca m'a fait plaisir que ça lui ait fait plaisir. C'est un peu comme si je lui laissais un peu plus de place dans ma vie de tous les jours, un peu comme si il rentrait du boulot "à la maison", un peu comme si on vivait un peu ensemble. Ca fait un peu peur aussi, mais ... ça me plaît.
Messieurs, sachez-le, parfois une bouteille de produit vaisselle fait plus d'effet qu'un bouquet de fleurs.
2 comments
-
Accessoirement, j'ai eu une requête similaire.... Christine (Paris, 4éme étage), un matin, après une nuit tendrement épuisante, soupire... "pffff... plus de liquide vaisselle". Mes origines espagnoles aidant, tel le Don quichotte de base, je saute dans mes fringues et court acheter du produit vaisselle... orange, pour être assorti à la peinture de la cuisine ;D
—
On Thursday 17 February 2005 at 10:04 -
Ah ben tiens, j'y avais pas pensé du tout à assortir le liquide vaisselle aux murs de la cuisine. Cela dit, ça existe, le liquide vaisselle blanc ?
—
On Monday 21 February 2005 at 23:57
En revenant d'en bas là-bas
Nous sommes rentrés de Toulouse dimanche 2 janvier. Une gageure. Huit heures de voiture pour six-cent soixante-dix-huit kilomètres et six-cent mètres normalement "faisable" en 6 heures et 20 minutes (dixit mappy). Bien entendu, nous sommes partis relativement tôt (8h45) avec l'espoir de passer au travers les mailles du filet retour-de-vacances-attention-Bison-futé-a-dit-que-c'était-une-journée-orange. Peine perdue. Les parisiens et banlieusards (le nombre de voitures immatriculées dans les départements quatre-vint-dix quelque chose est tout simplement ahurissant) avaient tous faits le même calcul. Conclusion, huit heures, deux radars (qui ont dû s'embêter vu le monde et donc l'impossibilité d'aller au delà de la limite) et trois arrêts pipi-gazole-m&m's plus tard, nous arrivions, fourbus, à Paris. J'aime assez ces retours à la capitale, qui me font prendre la mesure de mon statut privilégié de provinciale exilée. Qu'il est bon de prendre sa voiture le matin, faire 35 km au milieu des vignes pour aller au boulot (vs 5 km et trois-quart d'heure sur le périph) ! Qu'il est bon de marcher cinq minutes pour passer de la campagne au centre-ville, en admirant la Cité (vs trois-quart d'heure de métro sous terre) ! Qu'il est bon de se dire que je ne suis pas parisienne ! Paris n'est jamais aussi belle que lorsqu'on la vit comme une transition. Il y maintenant plus de cinq ans que je hante les rues de la capitale et j'en apprécie chaque minute, simplement parce que je sais que peut-être, un jour, j'en partirai. Je finirai peut-être ma vie ici, cela dit, mais l'idée que mes racines sont ailleurs, sous un ciel plus bleu et auprès de vignes plus vertes m'aide à mieux apprécier mêmes les défauts de la ville lumière. Paradoxe s'il en est... mais savoir qu'autre chose existe est toujours bon pour le moral.
Équations matinales
Deux heures du matin, en ce lendemain de Noël. Nous voilà, mes cousines et moi, en grande conversation sur l'égoïsme et autres considérations très philosophiques. J'essaie de leur expliquer mes grandes théories sur la question. Débat. L'une d'elles cite une personne qui à chaque fois qu'on lui dit : "Je suis malade", répond "Ah, je suis contente que tu sois malade, tiens, au moins je ne suis pas la seule". Cousine numéro deux dit qu'elle trouve ce genre de comportement parfaitement égoïste. Nous voilà reparties sur les relations humaines. Tout à coup, éclair de génie. Euréka, j'ai trouvé !
Toute relation intéressante se doit d'être synergique. Le tout est supérieur à la somme des composants. Soit, 1+1=3 (ou 4 ou 100, peu importe, en tous cas plus que 2).
ex. "Je suis malade". "Ah, eh bien, voilà un médicament miracle, essaie donc pour voir s'il te fait du bien, moi ça a l'air de fonctionner". => 1=("Je suis malade") + 1 ("moi aussi") = 3 ("guérissons-nous ensemble").
En revanche, la relation où on remet constamment l'autre à son niveau est inintéressante. 1=1=1=1... On n'avance pas.
ex. 1("Je suis malade") =1("Ah, je suis contente que tu sois malade, tiens, au moins je ne suis pas la seule !")
Pas très clair ? Tant pis, ça l'est pour moi.
3 comments
-
Très clair, et je suis d'accord.
—
On Monday 27 December 2004 at 04:26 -
Je crains que malheureusement ton idée est influencée par la société actuelle qui incite toujours à maximiser plutôt qu'essayer d'atteindre un juste équilibre.
Je te propose la variante du 1 - 1 = 0 qui représente l'équilibre. Pour reprendre ton exemple: Réunir deux malades donne -1 - 1 = -2 qui vont pas savoir s'aider. Réunir deux guérisseurs donne du 1 + 1 = 2 qui ne sauront rien faire de leur médicament. Mais réunir un malade et un guéri qui peut l'aider donne 1 - 1 = 0.
De plus, ca permet d'introduire l'idée que la variété est nécessaire à une véritable synergie. Car après tout une organisation de 100 soldats est certes plus efficace que 100 isolés, mais moins qu'une combinaison harmonieuse de médecins, d'ingénieurs, d'agriculteurs et de pacifistes...
D'ailleurs, en te présentant un point de vue différent du tien, j'essaye d'illustrer cette idée :-)—
On Saturday 1 January 2005 at 05:32 -
Pas mal du tout, l'idée du 1-1=0 ! J'aime (beaucoup) l'idée de l'équilibre. On a trop souvent tendance à penser que 0 est trop proche du rien, du néant, bref d'un truc pas net, alors que l'idée du point d'équilibre me convient parfaitement. Je ne suis pas sûre que mon idée ait été dictée par une influence "maximisante", je crois être plus dans une recherche d'équilibre que dans une recherche du "toujours plus". Je tentais par là d'illustrer une approche "optimiste" (tendant vers le positif, ou mieux, tendant vers le changement, la différence) plutôt qu'une approche "pessimiste" (tendant à faire du sur-place en broyant du noir). Je note ton équation et la rajoute à mon carnet mathématique, elle me plaît vraiment. Merci plus1 ;-) !
—
On Tuesday 4 January 2005 at 15:51
Y'a un yéti dans mon immeuble
Ce matin je me suis levée tôt. Genre TRES tôt, vu que je me suis couchée tard. Genre TRES tard. Petite matinée tranquille à discuter de mon avenir professionnel et acheter une andouillette pour mon déjeuner et du chocolat pour mon goûter (pas forcément dans cet ordre d'importance, d'ailleurs), même pas le temps de wikipédier, ni même de Mounty-Haller c'est dire ! Je reviens donc de ces balades ô combien peu matinales chargée de paquets. J'entreprends de monter (peuf peuf !) mes cinq étages et arrivée quelque part entre le troisième et le quatrième, je vois sur une marche d'escalier une empreinte pied nu monstrueuse. Genre, même moi qui chausse du 43, ça m'a étonnée. J'en suis sûre, y'a un yéti dans mon immeuble.
one comment
-
Sans rapport, mais je retrouve pas ton mail / t'es pas sur irc : www.livejournal.com/users...
pourrait t'interesser—
On Tuesday 21 December 2004 at 16:17
Pourquoi faire simple...
Tiens, je me prends la tête depuis plus de dix jours avec un "billet" que je n'arrive pas à écrire, sur le lecteur de Wikipédia. Du coup, je n'écris plus rien. Du coup, les mots se bousculent dans ma tête et je ne sais plus où en donner (de la tête). Alors ce matin, par un obscur hasard du destin, j'ai décidé de m'énerver. Chemin s'était levé plus tôt que moi. J'étais crevée. Je me suis levée deux heures après lui, on allait déjeuner chez ses parents, on était à la bourre. Et là, dans ma douche, je comptais sur mes orteils les choses qui m'énervaient. Il n'a pas fait la vaisselle, il n'y pense pas. Il vit chez moi, parce qu'il n'a pas de chez lui. Il pose des questions qui me hérissent le poil parce que je voudrais des affirmations. Il ne "sait pas" et ça me mine. Il ne prend pas d'initiatives. La chieuse de base, un dimanche matin. J'ai gueulé dans la voiture, tout le chemin (et y'avait des embouteillages). Je ne sais pas parler sans gueuler. Je ne sais que critiquer. J'ai envie que ça marche, j'ai envie d'avoir envie. J'ai aussi envie qu'il ait envie. J'ai envie qu'il s'intéresse à moi. Je me persuade que je fais des efforts et j'ai l'impression de tout casser en deux secondes. J'ai peur d'être sa mère, peur d'être heureuse, peur de profiter, peur de lui faire mal, peur qu'il s'enferme. Je ne veux pas le changer et je voudrais qu'il change. Je voudrais même pouvoir me changer. C'est dire. J'ai la trouille, grande bleue aux allures d'océan. Je l'aime et je ne sais pas le dire, je l'aime et je ne sais pas le faire. Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ?
Critique constructive (I)
shaihulud_ : Valerie75, au fait n'oublie pas non plus qu'on télécharge de préférence sur commons :)
Valerie75 : Ben, commons me paraît une usine à gaz post-soviétique.
Valerie75 : Y a un mode d'emploi quelque part ?
shaihulud_ : Valerie75, ask jeffdelonge :)
shaihulud_ : il connait bien commons :)
Valerie75 : jeffdelonge : tu es mon dernier espoir.
jeffdelonge : quel est le pb ?
Valerie75 : > quel est le pb ? commons
Valerie75 : ;))
Valerie75 : J'ai tenté de télécharger une image hier
Valerie75 : Elle est partie dans les limbes
Valerie75 : Malgré un message comme quoi tout était ok
Valerie75 : De plus, les messages à ajouter sur la licence me paraissent demander 8 ans d'études sur le droit des images
Valerie75 : Bref, les bras m'en tombent.
Valerie75 : Et pour faire du Wiki cela n'aide pas.
Valerie75 : Commons m'aime pas, c'est sur.
jeffdelonge : on reprend a zéro
jeffdelonge : quel nom d'image
Valerie75 : Pouf... heu... faut que je vérifie car du coup, je l'ai renommé et placé sur wiki fr
Valerie75 : Le titre devait être ”Portrait of Colonna 1572.jpg”
Valerie75 : En plus faut faire des titres à rallonge. Il ne serait pas plus simple de faire des titres courts et une zone pour la description des images ?
jeffdelonge : pas d'image contenant Colonna dans le titre :-(
Valerie75 : ( too.
Valerie75 : Bon, il faut que je prenne 5 minutes (et un dictionnaire de droit international sous le bras) et que je regarde Commons de près.
Valerie75 : Y aurait pas la possibilité, à partir de Wiki fr de transférer les images dans Commons ?
jeffdelonge: 13 images contenant portrait mais pas la tienne
jeffdelonge : qui c'est ce Colonna d'abord
jeffdelonge : Yvan ?
Valerie75 : lol !
Valerie75 : Nan, c'est Fabio Colonna
Valerie75 : Un botaniste
Valerie75 : Accessoirement un zoologiste
jeffdelonge : je m'en doutais un peu ;-)
Valerie75 : jeffdelonge : ok, je suis un peu obsédée du botaniste en ce moment.
Valerie75 : Mais uniquement jusqu'à fin novembre
Valerie75 : Après je passe aux ornithos.
Valerie75 : :)))
Valerie75 : Aucun problème si je consulte bien mon dictionnaire en 28 volumes sur le droit de reproduction (des images entre autre) nécessaire à tout participant à Wiki, tu as le droit de le faire.
Valerie75 : Sans même risquer un procès.
jeffdelonge : oui bien sur
jeffdelonge : Valerie75 ca y est je l'ai attrappé ton Colonna
Valerie75 : Tu as été plus rapide que les flics du XXe siècle.
jeffdelonge : normal , j'avais la bonne source
NDLR : Commons est la base de données iconographique (libre de droits) de l'ensemble des projets Wikimédia, fort pratique, mais encore en développement.
one comment
-
Beaucoup ri :)
—
On Friday 26 November 2004 at 06:03
Où sont les oiseaux ?
Chemin et moi sommes allés au Bois de Boulogne aujourd'hui. Paris souriait sous un de ces temps d'hiver que j'affectionne particulièrement. Froid sec et vif, soleil intermittent. Le parfait temps pour se balader. Direction donc le Bois de Boulogne. Je vous passe le périph, que j'ai appris à apprécier (j'aime assez me curer le nez à la barbe des conducteurs parisiens énervés) et vous entraîne direct sur les chemins peu balisés du Bois. Balade donc. On tourne une demi-heure pour garer la voiture. On marche. J'aime bien les bois en général. J'aime rencontrer les gens du dimanche et leur inventer des vies, ainsi qu'à leurs caniches. J'aime me perdre dans les sentiers qui ne mènent nulle part ou qui ramènent au point de départ. J'aime marcher la main dans celle de Chemin et l'embrasser sous les arbres, en jetant des coups d'oeil à droite ou à gauche pour voir si personne ne nous regarde (ou peut-être pour être sûre que quelqu'un nous regarde ? ). Mais un truc m'a turlupiné pendant toute la balade. Le bruit. Dans les bois dignes de ce nom, les sons se répondent. Un oiseau là dit bonjour à un autre ici, une branche tombe, avec un bruit sourd de mousse écrasée, tandis que l'oiseau là devient tout à coup silencieux, arrêté dans son chant par le "crac" de la branche. Bref, les sons ressemblent aux bois. Dans le Bois de Boulogne...pas. Dans le Bois de Boulogne, on n'entend que les voitures. J'ai tout essayé : nous perdre dans les arbres, nous éloigner des routes, fermer les yeux. Même au plus profond des bois, là où personne ne voit, c'est le ronronnement du diesel qui prime. Où sont donc les oiseaux ? Vous voyez, c'est dans ces moments-là que je deviens nostalgique de ma garrigue natale. Ahhh, les cigales en plein été, les craquements de feuilles dures des chênes verts sous les pieds, le glissement dans l'air de la buse en chasse... Parfois je me dis que Paris quand même, reste Paris, c'est tout.
Mots clefs : Carcassonne - Boulogne - grosses voitures du dimanche - caniches.
one comment
-
hum c peut-être l'hiver qui veut que les cuicuis sont en vacance. Le printemps n'est plus très loin. please je veux croire encore aux oiseaux .....
—
On Sunday 22 January 2006 at 14:54

Vole, c'est sous licence libre :)
Et envole-toi, ça fait tellement plaisir de te savoir heureuse.
Je t'embrasse fort.
Je te souhaite de réussir dans ta démarche notafish.
Très belle démarche.