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lundi 13 mai 2013

Obsolètes - Aujourd’hui misologue

Aujourd’hui misologue (Ennemi de la raison)''

20130511_benjamin_biolay.jpg''Qui ne connaît pas cet adage : Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.[1] ? Le coeur serait-il misologue ? Je triche un peu parce qu'il m'a fallu quelques heures pour engranger le plein de coeur et d'émotions que m'a apporté le week-end. Je suis partie, un peu sur un coup de tête, avec quelqu'un que je ne connaissais que peu, voir en concert Benjamin Biolay, que je ne connaissais pas, à Lille. 500 km aller, 500 km retour pour 2 heures de concert et à peine quelques heures autour. Pour l'anecdote, Biolay m'a eue lorsqu'il a chanté "Ton héritage". Mais surtout, dix heures de voiture (et les quelques heures autour), deux heures de concert (avec les deux heures avant à poireauter dans le froid et le vent) avec quelques fous rire, à peine quelques larmes, beaucoup (beaucoup) de mots dans tous les sens, le tout avec une personne que l'on ne connaît qu'à peine, ça vous secoue le coeur, un peu, beaucoup. Un chanteur a gagné une fan, j'ai gagné un souvenir inoubliable, un de ces trucs que la raison a du mal à comprendre, un truc plus grand que tous les mots qu'on met dessus. Vive le coeur misologue, finalement. Si j'avais laissé parler ma raison, je ne serais sans doute jamais partie.

Note

[1] Pensées, Blaise Pascal

dimanche 12 mai 2013

Obsolètes - Aujourd’hui safre

Aujourd’hui safre (Qui se jette avidement sur la nourriture)

Étonnant à quel point des nourritures autres que celles qui sustantent le corps physique peuvent parfois le faire oublier. Et du coup au matin, le corps se rappelle qu'il a besoin de choses quelque peu plus concrètes que les mots, la musique et la pensée. En passant dans la rue mon nez a été attirée par les effluves bien particulières d'une boulangerie au petit matin, dans une ville vide de dimanche. Nous avons acheté un croissant, peut-être deux et safres, les avons engloutis en quelques bouchées, avant de repartir.

Obsolètes - Aujourd’hui s’évaltonner

Aujourd’hui s’évaltonner (Prendre un ton dégagé, s’émanciper)

C'est avec la conscience évaltonnée que j'écris ce billet. Quoi de plus évaltonné finalement que de se défaire de la contrainte dans le cadre d'un exercice dont le but est la contrainte ? S'évaltonner est le mot d'hier. J'ai une excuse bien sûr, une excuse de taille. J'étais en vadrouille. En vadrouille de coeur, en vadrouille de mots, en vadrouille de sens (les cinq). J'ai senti battre mon sang au son de la basse, vibrer mes cils au poids de mes larmes, grandir mon coeur au son des mots et du partage. Émancipée, j'ai laissé derrière moi les rôles, les devoirs, pour me retrouver. Quel bien fou !

vendredi 10 mai 2013

Obsolètes - Aujourd’hui ébaubi

Aujourd’hui ébaubi (Qui exprime une grande surprise)

Ma fille débarque dans le salon, ébaubie :

— Maman, maman ! Ma dent est tombée ! Je me lavais les dents et hop, voilà, elle est tombée. Je ne croyais pas qu'elle allait tomber aujourd'hui ! Tu crois que la petite souris va passer ? Ou la fée ? (la fée est allemande, la petite souris française.)

— Je ne sais pas (en vrai je sais très bien, mais je ne peux pas le lui dire, bien sûr)

makm2013.jpgLe temps passe à une vitesse incroyable. Cinq ans et déjà plus toutes ses dents, je ne vois pas le temps passer et en même temps je mesure le chemin parcouru à ses mots, ses attitudes de pré-pré-adolescente (si si, je vous jure), sa maturité qui parfois me trouble et ses réactions de petite fille de cinq ans. J'ai dit un jour que j'avais la fille la plus belle du monde. C'est toujours vrai. Là tout de suite, elle a une dent en moins, ce qui n'est pas exactement des plus seyant, mais on s'en fiche parce qu'en plus, c'est la fille la plus intelligente du monde (et oui, je sais tous les parents ont les filles les plus belles et les plus intelligentes du monde). Elle vient tout juste de comprendre le B et A BA et ça me fascine de la voir faire ses premiers pas en lecture. Un monde s'ouvre...

Image

Photo: © Delphine Ménard - Tous droits réservés. All rights reserved. Non mais.

jeudi 9 mai 2013

Obsolètes - Aujourd’hui mâche-dru

Aujourd’hui mâche-dru (Gros mangeur, gourmand)

Apple Earth JD Hancock - CCBYEt là se pose la question de l'accord. Suis-je une mâche-drue ? Je suppose que non, si c'est le mâcher qui est dru. Peu importe. Le temps passe et je deviens moins mâche-dru, je croque la vie par petites bouchées (même si je mange toujours trop) et la croque moins à pleines dents. Ce n'est pas forcément un mal, d'ailleurs. Mais les grands gueuletons me manquent parfois. Les voyages au long cours, sans préparation ni planification. Les amitiés sauvages et impromptues. Les rencontres d'un jour qui changent (ou pas) une vie. Toutes ces choses dont je suis si gourmande. Est-ce le fait d'être casée ? D'avoir des enfants (eux en revanche sont source d'un émerveillement sans cesse renouvelé, de ce côté là en terme de bouchées je suis servie). Suis-je seulement moins avide ? Ou plus sage ? Je ne sais. Mais là tout de suite, je me sens comme une gamine de 15 ans. Je pars samedi, je vous raconterai.

mercredi 8 mai 2013

Obsolètes - Aujourd’hui callipyge

Aujourd’hui callipyge (Qui a de belles fesses)

Ce matin en habillant mon fils, je n'ai pu empêcher de me lamenter encore une fois, il n'est pas callipyge. Malgré la couche qui devrait pourtant largement aider, il perd son pantalon faute de rondeurs de derrière. Ma fille, c'est un peu mieux, mais c'est pas ça quand même. Que voulez-vous, j'aime les jolies fesses. Les miennes sont plates comme des crêpes, celles de mon homme manquent un peu de charnu. Parfois, ça me déprime, alors du coup je me console avec les popotins de Princessh. J'ai choisi ici un[1] de mes popotins préférés, mais elle en a plein son (extraordinaire) blog, courez-y voir, ça vous ravigotte une journée acallipyge (pas sûre que le mot existe, mais j'm'en fiche).

Popotin for ever - PrincessH

Note

[1] Illustration : Popotin for ever - Tous droits réservés - © Princessh - utilisée avec l'autorisation de son altesse princière et sérénissime

...Fertig...Los!

So. I've been challenged. Alice read my "obsolètes à prise rapide" and decided she'd play along. The obsolètes don't translate well, unfortunately, as they are issued from a dictionary of obsolete French words that machine translation does not know. But the definitions look funny in German. And in English too, actually.

The whole thing has originated sometime last year, where a bunch of French bloggers started doing the "366 réels à prise rapide", creative writing exercise along the lines of Raymond Queneau's Exercices de Style. Franck Paul then started the Obsolètes à prise rapide, along the same idea, but with obsolete French words. I love it that Alice plays along, the addition of a non-French speaker to the game makes it even more interesting!

mardi 7 mai 2013

Obsolètes - Aujourd’hui rasibus

aujourd’hui rasibus (Tout contre, tout près)

- (ma copine) Il me faut une idée de coupe pour mon fils, je ne sais plus quoi faire de ses cheveux.
- (moi) Rasibus !
- (ma copine) Non, justement pas, je préfèrerais un peu plus long.
- (moi) Alors, ahem, il faut laisser pousser...

lundi 6 mai 2013

Obsolètes - Aujourd'hui logophile

Je tente les Obsolètes à prise rapide de Franck Paul, juste parce que j'ai décidé de me concentrer un peu plus sur les mots. L'obsolète d'aujourd'hui est parfait pour commencer !

Lire la suite...

mercredi 3 avril 2013

Itching

For a few weeks, my friend Consu has started putting her Art online. Maybe it has been longer than that, but I've only noticed it a few weeks ago. Her experiment wakes waves of longing in me. Itching for words, a pen in my hand, the sun in my face and that bloody Spring which just has decided to stay away. Today is a gray day, My son is playing in the living room, with his usual casual "I play all by myself and I love it" kind of way. He keeps saying, a litany of funny "Ça va pas la tête !" ("Are you crazy or what?" is the closest translation I come up with) and just made a train with two firetrucks which are putting out some fire somewhere.

I could write about my kids, they are growing so fast and are so beautiful. I could write about my not so great business adventures (a failure of my own doing, which I still need to process to make it not-so-failing), I could even write about writing (or not writing for that matter). I'm just not taking the time. And it's really about "taking the time", rather than "having the time". I've always said that reading, for example, is stolen time. I suppose writing time is exactly the same, stolen time. Time that you don't have. It's the "active" part of writing that I find so difficult. I need hours on end to come up with two sentences I like. And too many languages spoil the broth, as the saying goes. I'm always thinking of the audience and my audience (if I can call it that?) speaks too many languages. Even my son right now is stuck within two languages and switches, as he tells his firetruck story, between German and French (which, by the way, is simply fascinating).

I just wanted to break the silence. Wether it's for a minute or for a longer time, time will tell. Be good, take care.

vendredi 29 juin 2012

29 juin - 7/366 - Aujourd'hui tout le monde ne dit pas merci.

Aujourd'hui tout le monde ne dit pas merci. Moi, si. En ce dernier jour d'école, je dis merci. À vous, Madame, qui vous êtes occupé de ma fille pendant une année scolaire et l'avez rendue plus grande, plus belle, plus forte, plus prête. Merci en particulier de ce geste de tous les matins, lorsque vous vous agenouillez pour regarder dans les yeux nos enfants qui sans vous ne verraient du monde que des jambes.

lundi 7 mai 2012

6 mai - 6/366 - Aujourd'hui pour de semblant

Aujourd'hui on ferait comme si tout allait bien, comme si ma tête s'était remise de cet état second de malade qui m'accompagne depuis dix jours. Aujourd'hui pour de semblant on dirait "tout va bien" et on continuerait à vivre comme si de rien n'était parce qu'après tout, je ne suis que malade, pas morte, ou un truc pire.

mardi 17 avril 2012

17 avril - 5/366 - Aujourd'hui chaleur de

Le printemps s'est acoquiné avec l'hiver et à eux deux ont créé une nouvelle saison. Lumière de printemps et chaleur d'hiver. Il fait moins quelque chose mais le soleil brûle les yeux par le biais du vert tendre des feuilles nouvelles.

mardi 10 avril 2012

10 avril - 4/366 - Aujourd'hui tout ce qui brille

Vu le temps qu'il fait dehors, la seule chose qui brille et brille fort, ce sont les yeux de mon fils quand il dit le mot qu'il a appris ce week-end (Pâques oblige) : "Gouca". Qui veut dire chocolat. Ça change de "Auto" (à prononcer Aouto, à l'allemande) qui a été son unique leitmotiv depuis trois semaines.

samedi 24 mars 2012

24 mars - 3/366 - Aujourd'hui super héros

Aujourd'hui j'ai rêvé que je refaisais le monde.

jeudi 22 mars 2012

22 mars - 2/366 - Aujourd'hui le bien le mal

Parfois, ma fille ment. Ou plutôt, parfois, ma fille m'a menti. Ou plutôt, parfois ma fille ne sait pas encore très bien faire la différence entre ce qui est bien (dire la vérité) et ce qui est mal (raconter des craques). Et du coup je ne sais plus distinguer ce qui est bien (la croire si elle dit vrai) de ce qui est mal (la gronder alors qu'elle dit la vérité). C'est ce que je trouve de plus difficile, dans le boulot de parent. Inculquer la justice, et l'honnêteté.

mercredi 21 mars 2012

21 mars 1/366 - Aujourd'hui ce qu'il en restera dans un an

Dans un an il ne restera absolument rien de ces bleus qui ornent l'un l'oreille de ma fille (un bleu sur l'oreille, une prouesse, fait par une balançoire) et l'autre le front de mon fils (un bel oeuf, il est bien tombé, le sol était dur). Rien que les photos que j'ai prise pour la postérité et ces quelques mots (moins de cent) qui rappellent que l'humain est fragile.

mercredi 10 août 2011

Multitrack

I've been thinking about how YouTube really is an amazing window on the world lately. Or rather, a window on an amazing world, full of people with talent that I would probably never ever get to discover, all competing for their 15 minutes of fame... I've learned one thing today, what multitrack ist. Basically people record different tracks of a song and then mix them together. Some of them do it also completely a capella (imitating the instruments). And I liked it. Especially those two:

via Embruns

and this one

Try a search on YouTube with "multitrack" as a keyword, there's much to stumble upon.

vendredi 29 juillet 2011

All Your Money Are Belong To Us

Stu West, treasurer and vice-chair of the Wikimedia Foundation, published an interesting post about "Fundraising, chapters, and movement priorities", where he asks questions. Sebastian Moleski gives a very thoughtful and rational answer based on the idea of subsidiarity (Subsidiarity as a fundamental principle), one which I subscribe to.

There are however a few comments that come to mind while reading both posts, which I will try to bring to light here. To try and keep some clarity, I will structure this around Stu's questions. Note for those too lazy to read all the other posts (although you really should), we're talking about Wikimedia, and Wikimedia chapters (the national associations that foster free knowledge and support Wikimedia projects).

The infamous 50%: Where do we really need them?

Stu says

The issue is whether our approach to distributing funds to chapters should change along with all the other things that have changed over the past five years. Here are a few key questions I’m asking myself: Is it right that 50% of rich country donations stay in those rich countries?

Sebastian argues (with a few calculations at the top of his head) that the actual amount of donations that stay in the "rich countries" is much more than 50% of the overall money received (which, incidentally, I agree with).

But this conversation right here is a bit awkward, because it seems to me we are mixing apples and oranges. Let's try and remember where those infamous 50% come from. Actually, we don't really know where they come from, but they are the backbone of the fundraising agreement between Chapters and Foundation and have been for a few years. I'll pass on the details, but here is how it works: if 100€ are donated to a chapter, 50€ go to the Foundation, 50€ stay with the chapter. So the latter 50€ are the 50% which Stu says stay in "rich countries".

Well, since this 50% rule only applies to money raised through the chapters, what we're really talking about here are $2.15 million (50% of $4.3 million, which is the amount raised by the chapters), which, indeed do stay in "rich countries". Sebastian points out that if you actually look at the whole (donations to the Wikimedia Foundation included), much more than just 50% of the donations to Wikimedia actually stay in "rich countries". What I genuinely don't understand here, is why and how that would be wrong.

Actual figures are clear, Wikimedia spends most of its money in "rich countries", but if we're going to go that route, the amount that stays in rich countries due to chapters is actually only 7 or 8% of the total (the 2.15 million I mentioned above) 50% of 15% of the total amount of donations received by Wikimedia worldwide. Is that really insane? I personally don't think so. Also, I don't see anytime soon where the Foundation is going to spend 50% or even more than 50% of its revenue in the "Global South". It will, and should, as per the strategic plan, increase its investment there, but whether or when that amount will ever reach 50%+ of the total donations is, at least for now, and until the real need and impact are measured (as suggested by Sebastian), unlikely and/or unknown.

Now for the real question, which Sebastian hints at:

The emphasis on the Global South just started last year and there’s been, so far, no evaluation of how much impact Foundation spending in the area has actually had. We simply don’t know how much money needs to be spent on the Global South in total, or even within the coming year, to achieve the goals set out in the strategy. But if we don’t know that, how are we to decide whether 50% is enough?

How much money do we, as a movement, actually need to invest in the Global South? Stu seems to regret that money is staying in "rich countries" instead of going to the Global South,[1] but it is not clear to me what Wikimedia's investment in the Global South actually needs to be.

Whatever it needs to be, however, the next question is: are we actually short on money to invest? Is the money that stays "in rich countries" through chapters, missing anywhere else? And if that's the case, could it be an option to ask those chapters in rich countries to actually direct some money from their own programs to invest (or support the investments made by the Wikimedia Foundation) in the Global South? I have a hard time imagining that if the money is sorely needed and the programs make sense, a chapter would not consider this option.

Establish solid movement-wide financial controls

Stu asks:

How do we establish solid movement-wide financial controls to protect donor funds?

Sebastian's answer is one I would subscribe to. He points out:

My approach to „how to establish solid movement-wide financial controls“ would be to start conversations between Foundation and chapters both on a set of global minimum standards and a solid and independent reporting/enforcement structure.

The minimum standards are a must, and have been discussed in various places, not least within the development of the Wikimedia Charter started by the Movement Roles project. While the charter probably has a wider scope than just financial, it could actually contain the criteria for financial control needed to ensure our donors' money is used well.

Every time the subject comes back on the table, I can't help thinking about the International Non-Governmental Organisations Accountability Charter, which in my opinion is an excellent basis as to what we could be looking at for Wikimedia. I also started, in the frame of my work in the Chapters Committee, developing a set of chapter assessment criteria that could be used as measurement points somewhere along the line. In any case, I do believe, like Sebastian, that the standards need to be far reaching within Wikimedia, and that all Wikimedia organisations should be held up to them.

Who is ultimately responsible for stewarding donors’ contributions?

Actually, I find this to be the most interesting question of all. I find it interesting that in the past say 4 or 5 years, the question of "Shouldn't the Foundation be the one responsible to ensure transparency, financial control, and actually, complete control?" still is out there. It may be that I am old and remember a time where there was Wikipedia, and a very weak (not to say inexistant) Foundation. Because that's what history says. The Foundation was built to support Wikipedia, as were the Chapters. Wikipedia is not a product (in the generated sense) of the Foundation, nor is it a product of any Wikimedia organisation. As a matter of fact, it was there before all organisations. What I don't understand, and this is a genuine "not understand", is why in all of these conversations, I always have the impression that many Foundation affiliated people, be they staff of board, are under the impression that the money belongs to the Foundation. Does it? If yes, why?

I won't hide that for me, the elephant in the room is that the Wikimedia Foundation today acts both as an international coordinating body and a chapter. Seeing that the only existing chapter in the US is not allowed to fundraise, this makes the Foundation the national entity in the United States, and hence, a chapter by default, if not by design. Which to some extent skews the equation.

I am a strong believer that the money belongs to the projects, and that if an organisation is best placed to steward donations, it is indeed the Foundation, but not the Foundation as it exists. A truly international coordinating body would not actively fundraise in one country or another, since, if we agree with the principle of subsidiarity, a "local" organisation is best placed to do that. It might (and actually should) act as a fundraising recipient in countries where there is no organisation to apply the principle of subsidiarity, but would let local organisations fundraise where they can do it best.

I'll join Sebastian here to say that we (all Wikimedia organisations) are all responsible for stewarding donors' contributions. In a constellation where the Wikimedia Foundation is not a US chapter, but more something like a "Wikimedia International", it could then more easily steward donations and redistribute them appropriately, where needed. Each chapter (US included) would have a duty to finance operations and programs, and do so by giving X (where X could be 50%, 80% or 20% or whatever, depending on designed programs and needs) of the donations originating in their country to Wikimedia International. A truly international coordinating body would also have the necessary political power to develop a binding development strategy, which all entities in Wikimedia would follow. Whether the existing Wikimedia Foundation has that is yet to be confirmed.

I am convinced that having "Wikimedia international" in the US is a good thing for what we're doing (legal frame for hosting providers being one of the strongest points), and also convinced that the chapters should never argue about giving money to keep the projects up and advance the overall mission. But as long as the Foundation is effectively a chapter, I can understand why we're hitting the same wall again and again. After all, color me a French chauvinist, but why should the US rule the world of free knowledge and decide what's best for us all? And here, I am refering to returning intercultural problems in how to fundraise (you just don't fundraise in Germany, the UK, the Philippines, the US or India the same way), how to work on messaging (be it fundraising or overall presentation of who we are and what we are doing), how to develop organisations (should every chapter have an office? To do what?) etc. If, indeed, subsidiarity is king, then "Wikimedia International" should be empowered to make the high level strategical decisions, which local organisations would then have a duty to implement on a local level, and to fund where necessary on a global level (investments in the Global South, for example).

And what I still don't get, is that many other international organisations fundraise on a local level, see for example the WWF which claims on its international page: You can also donate to your local WWF office: they can do more with your donation! , or SOS Children's Villages which states Please select the country you live in from the list below in order to get tax advantages which could help you to give even more support to help children in need with your online donation. or again Amnesty which sends you to the local website to donate if there is one. Why couldn't we?

As a sidenote: I understand, and actually share, the concerns about newly formed chapters coming into way too much money in their first years, and this definitely is an attempt at putting together a set of guidelines which will prevent failure and ensure continuity in how chapters develop. But this is not solved by simply saying "All the money must go in one place". And since this post is already way too long, it'll do for another one.

More to read

I'll edit this section to point out posts or comments that I find interesting about this conversation

Note

[1] by the way, I dislike the term "rich countries" almost as much as I dislike the "Global South" thing, but I have found no satisfying alternative

jeudi 16 juin 2011

Ode à tous les instits de la terre

Je viens de passer deux heures à la maternelle avec ma fille. Une sorte de galop d'essai pour la rentrée qu'elle effectuera en septembre, histoire de voir comment se déroule la classe et pour lui donner une idée de ce qu'est "l'école" dont on lui rebat les oreilles depuis six mois.

Petite section de maternelle. 23 gamins (vingt-trois). Et moi qui trouve que chez la nounou, cinq gamins c'est déjà compliqué. Vingt-trois gamins. Vous l'aurez compris, je n'en reviens pas. Je n'ai que des souvenirs vagues de la maternelle, peut-être même aucun, sinon ceux que l'on m'a racontés (genre le jour où je suis allée à l'école sans culotte, le jour ou J. m'avait piqué ma petite voiture et où la maîtresse lui avait donné raison quand il lui avait dit que c'était la sienne - premiers stigmates de sexisme ;) etc.). Bref. Du coup, se retrouver en observateur (participant, parce que ma fille n'a pas pu s'empêcher de venir se réfugier dans mes jambes à un moment ou à un autre) immergé dans une classe de petite section de maternelle, ça vous en apprend un paquet sur la vie.

École de la rue Buffon - © Robert doisneau, 1956

D'abord, que les enfants sont des êtres à part. De N. super smart qui finit son exercice 10 minutes avant les autres et a un sourire à vous faire tomber raide, à A. un peu moins smart qui a du mal à finir son exercice mais qui a un sourire non moins charmeur, on trouve L., un peu lente, mais surtout qui plane à 12000, M. qui fiche le boxon pendant deux heures, E. et L. qui rêvent d'attention et voulaient à tout prix me montrer leurs cahiers, j'en passe et des meilleures. Les enfants (dans le cas qui nous occupe, tous entre 3 et 4 ans), c'est un peu magique. Mais de là à en avoir vingt-trois...

Le plus dur, j'ai trouvé, c'est le niveau sonore. Soit j'ai des oreilles super sensibles, soit c'est vraiment bruyant, un groupe de vingt-trois enfants. Au bout d'une heure, j'avais les oreilles en compote et ne savais plus où donner de l'ouïe. En suivant, la frustration que doit engendrer la difficulté de se consacrer à tous les enfants. Bon, là, je suis restée deux heures, donc j'imagine que sur le long terme on doit pouvoir répartir un peu l'attention, mais quand même. Pour un même exercice, N. le fait en 5 minutes et A. se bat avec les dominos, les nombres, les gommettes pendant 20 minutes et n'arrive pas à le terminer correctement. On aimerait pouvoir l'aider, mais...

Enfin, ces deux heures m'ont fait prendre conscience d'une chose. Les instits sont eux aussi des êtres à part. Et du coup, je voulais par ce billet remercier tous ceux qui, bons ou mauvais (avoir des mauvais profs fait aussi partie de la vie), ont choisi (ou même n'ont pas choisi) d'éduquer nos enfants. Parce que franchement, vingt-trois gamins, c'est pas une sinécure. Sans compter que j'ai pu avoir une idée de ce que c'est que de se coltiner les quarante et quelques parents de ces enfants-là, qui, tels que je les imagine, remettent en cause chaque décision, chaque exercice, chaque mot... Merci donc, chers instits (et profs, je m'avance, on sait jamais) et je vous promets solennellement d'être une parente modèle et de ne pas vous prendre le chou pour des histoires triviales de lavage de dents, horaires de récré et autres trucs qui tombent sous votre jurisdiction. Je ferai mon boulot de mère à la maison et vous laisserai faire le vôtre, à l'école.

Sources

Photo (super copyrightée, je sais) © Robert Doisneau - École rue Buffon, Paris V, 1956

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